Bah Oury: « Une nation qui se refonde doit parler au monde avec clarté, connaître ses intérêts, assumer ses choix… »
Le gouvernement guinéen a officiellement lancé son nouveau document de politique étrangère, marquant ce que le Premier ministre Amadou Oury Bah qualifie d’« étape majeure dans le repositionnement stratégique » de la Guinée.
Une vision et une souveraineté assumée
Pour le chef du gouvernement Amadou Oury Bah, la refondation nationale exige une parole forte et cohérente à l’international : « Une nation qui se refonde doit parler au monde avec clarté. Elle doit connaître ses intérêts, assumer ses choix, défendre sa souveraineté, honorer ses engagements et organiser ses partenariats autour d’une vision nationale. C’est précisément le rôle de cette politique étrangère. », a-t-il lancé devant plusieurs diplomates.
Dans un contexte international marqué par le durcissement des rapports de puissance et la compétition autour des ressources naturelles, de l’énergie et des technologies, Amadou Oury Bah estime que la Guinée doit avancer avec « lucidité, constance et ambition ».
De la tradition historique à la « neutralité stratégique »
Ancrant cette nouvelle feuille de route dans l’histoire de la nation, le Premier ministre rappelle le cap fixé depuis l’indépendance tout en définissant la doctrine actuelle portée par le président de la République :
« Notre pays porte une histoire qui l’oblige : depuis le choix fondateur de 1958, la Guinée a toujours lié sa dignité et sa liberté. Aujourd’hui, cette exigence historique trouve une formulation nouvelle dans la doctrine portée par le président de la République, celle de la neutralité stratégique. »
Une diplomatie de résultats au service de l’économie
Concrètement, cette politique étrangère assigne à la diplomatie guinéenne la mission de défendre la souveraineté de l’État, de renforcer son influence, de promouvoir la paix et d’accompagner la transformation économique du pays.
Pour concrétiser cette ambition, le chef du gouvernement prône un changement de paradigme axé sur le pragmatisme : « Notre diplomatie doit devenir une diplomatie de résultats. Chaque ambassade doit être une plateforme d’influence, de négociation, de mobilisation économique et de rayonnement national. »
Il précise enfin que chaque partenariat international sera désormais évalué à l’aune de ses retombées réelles pour le développement national, notamment en termes d’investissements, d’emplois, d’infrastructures et de transferts de compétences.
Nous y reviendrons!
Africaguinee.com
Créé le 9 septembre 2026 18:34Nous vous proposons aussi
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