Guinée : Pourquoi Bah Oury « impose » un changement de cap ?
CONAKRY- Alors que le Chef de l’Etat veut accélérer la mise en œuvre de son programme Simandou 2040, le Premier ministre Bah Oury, impose un changement de cap dans la gestion de l’action publique. Le chef du Gouvernement a décidé d’adopter une nouvelle approche stratégique en regroupant les structures ministérielles en quatre blocs distincts, appelés à travailler de manière plus cohérente et ciblée.
Pour le chef du gouvernement, la réussite du projet de société de Mamadi Doumbouya dépendra avant tout d’une refonte en profondeur des méthodes de travail de l’administration.
« La véritable question est celle de savoir : est-ce que nous avons l’administration et la méthodologie nécessaire pour assurer le suivi et la mise en œuvre de manière efficace pour que le programme Simandou puisse se réaliser conformément aux instructions et à la vision du Président de la République ? », s’interroge Bah Oury.
Préparer la haute administration aux enjeux du projet
Tout en reconnaissant que des cadres organisationnels ont déjà été conçus, le Premier ministre insiste sur la nécessité d’avoir un appareil d’État pleinement opérationnel. Selon lui, la haute administration et l’ensemble des démembrements ministériels doivent être en ordre de marche pour appuyer concrètement l’opérationnalisation des projets sur le terrain.
« Des structures ont été pensées, mais la haute administration doit impérativement et suffisamment être prête pour accompagner la mise en œuvre (du programme). Cette mise en œuvre passe principalement par les structures ministérielles et les autres structures qui sont là pour appuyer l’opérationnalisation de tous les projets », martèle le chef de l’administration.
Un impératif d’efficience face aux retombées économiques
Le Premier ministre met également en garde contre le risque de gaspiller une “opportunité historique” pour le développement socio-économique de la Guinée. Si les retombées financières s’annoncent considérables, seule une gouvernance rigoureuse permettra de les transformer en investissements durables, a-t-il averti.
« Il y aura beaucoup de revenus pour la Guinée, mais si nous ne nous organisons pas conséquemment, on risque d’avoir une opportunité rare et ne pas pouvoir l’exploiter avec efficience pour la transformation de notre pays. C’est la raison pour laquelle il faut revoir nos méthodes, revoir notre style de management pour correspondre à ce qu’on attend de nous », a-t-il expliqué.
Africaguinee.com
Créé le 1 septembre 2026 09:01Nous vous proposons aussi
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