« Nous demandons au Président Doumbouya de nous venir en aide » : Des femmes du marché Enco 5 interpellent sur leur sort

À la Cité Enco 5, une manifestation soudaine a réuni de nombreuses vendeuses, occupant en grande partie la chaussée reliant le rond-point à Sangoyah. Visiblement remontées, ces femmes ont bloqué la route pour interpeller les autorités afin qu’elles leur trouvent immédiatement un espace dédié à leurs activités commerciales.

« Nous nous sommes pliées à la décision du président Mamadi Doumbouya lorsqu’il a exprimé sa volonté de dégager les encombrants physiques le long des voies publiques. C’est ainsi que nous avons décidé de libérer la route pour nous installer dans la cour que Balla Samoura nous avait indiquée à l’époque. Nous n’avons pas été les seules à suivre ces instructions : ce fut aussi le cas à Enta, Sonfonia, Bambeto et ailleurs. Cependant, tous les vendeurs déplacés sur ces autres sites ont été recasés par la suite. Ici à la Cité, Balla Samoura est venu nous voir pour nous demander d’accepter de nous installer temporairement dans la cour où nous sommes actuellement. Ce que nous avons accepté. Il nous a également montré l’espace situé en face, qui doit nous accueillir une fois la construction des magasins terminée », a expliqué Alamako Kourouma, vendeuse au marché d’Enco 5.

« Moussa Diallo, zéro ! Moussa Diallo, zéro ! », scandaient les manifestantes.

Une affaire de recasement

La construction de l’espace devant accueillir les commerçantes est en partie achevée. Cependant, les coûts d’attribution posent problème, selon les protestataires.

« Une partie de ce marché est disponible, mais nous constatons que l’attribution des lieux se fait par favoritisme. On accorde les magasins à des commerçants venus de Madina, dont certains sont prêts à débourser des millions. De notre côté, nous n’en avons pas les moyens. C’est grâce à ce petit commerce que nous réussissons à nourrir nos familles. L’accès à une boutique dans ce nouveau marché varie entre 2 500 000, 3 000 000 et jusqu’à 7 000 000 de francs guinéens. Les tables sont louées à 150 000 FG et l’utilisation des toilettes coûte 5 000 francs. Nous demandons au président Mamadi Doumbouya de nous venir en aide pour que nous puissions exercer nos activités », a déclaré Alamako Kourouma, un appel appuyé par Maïmouna Diawara, une autre commerçante.

Une alternative en cours

Interrogé sur place, Mohamed Tahir Souaré, 2ᵉ vice-président de la délégation spéciale de Matoto, a évoqué une solution en cours de finalisation.

« Monsieur le Maire avait écrit à la plus haute autorité pour demander à l’investisseur de subdiviser les grands magasins, dont les prix étaient élevés, en de plus petites unités afin d’offrir à nos sœurs des boutiques à moindre coût. L’État s’active dans ce sens. Nous sommes en train de diviser ces grands locaux pour permettre aux femmes d’accéder à des espaces abordables. Le message est très simple : qu’elles soient rassurées, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ne les abandonnera jamais », a affirmé M. Souaré.

Nous y reviendrons!

Dansa Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 18 août 2026 13:05

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