Labé : Le FMG organise une table ronde sur les violences basée sur le genre…
LABÉ-Ce jeudi 16 juillet 2026, Fraternité Médicale Guinée (FMG) a organisé une table ronde à son siège régional à Tata I dans la commune urbaine de Labé. Thème des échanges, « Lutte contre les violences basée sur le genre expérience de FMG et le milieu communautaire à Labé et à Telimélé« .
Ont pris part au débat, des acteurs de la lutte contre les Violences basée sur le genre notamment la direction préfectorale de la femme de la famille et des solidarités, Jeunes filles leaders, F2DHG, l’OPROGEM, des officiers de police judiciaire, la ligue islamique, des agents de santé et des journalistes.
Lors de la rencontre, des actions réalisées entre 2022 et 2026 ont été partagées avec les participants. Cet échange a renforcé l’engagement de la coordinatrice de l’antenne régionale de Jeunes filles leaders de Guinée. Elle a d’ailleurs demandé la mise en place d’un consortium.

« Nous avons échangé sur comment faire passer le message surtout chez les religieux. J’ai vraiment apprécié l’intervention des forces de sécurité, représentées par la police et la gendarmerie. Plusieurs ONG évoluant à Labé ont également pris part. C’est assez intéressant, mais il n’y a pas de consortium. C’est fréquent que plusieurs ONG gèrent en rangs dispersés une même situation. Cela doit cesser. Nous devons nous constituer en consortium parce que nous faisons tous la même chose. Je félicite FMG pour avoir organisé cette table ronde lors de laquelle nous avons abordé la problématique des violences basée sur le genre. C’était vraiment important parce que c’est quelque chose qui n’a pas souvent lieu. Là, les activistes que nous sommes, nous sommes exprimés librement. Nous avons pu dire ce qui va et ce qui ne va pas réellement. Nous avons surtout partagé ce que nous avons eu à faire » s’est réjouie Mariama Oury Diallo.

Aissatou Diouldé Baldé, présidente régionale de l’ONG Femme développement droit humain en Guinée F2DHG à Labé indique que de tels échanges aboutissent toujours à des solutions contre les Violences basées sur le genre. Elle plaide en faveur d’une synergie d’actions.
« Participer à une telle table ronde ne procure que la joie. Je suis vraiment contente puisque tous les acteurs impliqués ont pris part et se sont librement exprimés. Qu’ils soient religieux, journalistes, agents des forces de défense et de sécurité ou responsables venus de la DPS, tous ont pris part. Je sors de cette table ronde avec une grande satisfaction. Moi j’ai toujours dit cela, les solutions ne peuvent venir que de telles discussions. C’est un grand atout, on a écouté tout le monde, je pense que chacun de nous a appris quelque chose. C’est ce qui fait la beauté de cette rencontre. Au terme des échanges, les statistiques nous amènent à comprendre que les cas de VBG croient. Nous avons compris que sans la synergie d’actions il sera extrêmement difficile de réduire le nombre de cas de violences basées sur le genre ici à Labé. Pourtant toutes les structures s’intéressent au moindre cas signalé ici. Nous devons donc remédier à cela. C’est l’une des leçons que nous avons tirées. Il faut renforcer l’engagement, cela est un devoir. Il faut tirer des leçons pour mieux intervenir »

Le Représentant de la ligue communale des affaires religieuses a rappelé que les violences basées sur le genre sont une préoccupation de tous. Le combat pour les vaincre doit commencer dans les familles.
« D’abord j’exprime toute ma satisfaction pour la tenue d’une telle table ronde qui a permis aux participants d’échanger sur cette grave situation qu’on appelle violences basées sur le genre (VBG). C’est une préoccupation nationale, c’est une préoccupation des populations dans toutes les communautés. Certains aspects des violences basées sur le genre, tels que le viol, la violence et l’exploitation des filles choquent. Aujourd’hui nous, religieux et sages, nous sommes préoccupés parce que nous ne pouvons participer que dans le cadre de la sensibilisation. Après cette table ronde, je vais rendre compte au secrétariat préfectoral des affaires religieuses. Je vais détailler tous les échanges qui ont eu lieu ici sans oublier les préoccupations de l’ensemble des structures qui se sont réunies. Nous religieux, c’est la sensibilisation, c’est l’information et à travers notre religion, à travers le coran et les Hadiths du prophète psl, on va participer à la lutte contre ces violences basées sur le genre dans les quartiers, dans les secteurs au niveau des écoles coraniques et à travers les sermons de vendredi. Nous allons utiliser tous ces créneaux pour passer les bons messages », a promisElhadj Oumar Baldé de la ligue islamique communale.

Kaly Dramé, directeur des programmes de FMG au niveau national, est satisfait de cette rencontre. Les recommandations seront prises en compte pour une meilleure lutte contre les VBG, promet-il.
« J’ai des sentiments de satisfaction et de remerciement des acteurs qui ont bien voulu répondre à cette invitation à cette table ronde. On a vu tous les acteurs qui sont impliqués dans le cadre de la lutte contre les VBG. Ils ont pris part, cela est un grand aspect de notre projet « accès aux soins de santé vulnérable », financé par la coopération Belge et l’ONG Memisa ; mis en en œuvre par FMG. Cette rencontre est une grande satisfaction. On repart avec beaucoup d’acquis et c’est ce qu’on cherchait. Nous sommes dans la phase de planification d’une nouvelle phase de projet. Il faut qu’on recueille les besoins et les informations de chacun, surtout que nous sommes axés sur la stratégie communautaire. C’est pour cette raison qu’avec notre partenaire F2DHG qui évolue avec nous à Telimélé et à Labé d’autres telles jeunes filles leaders ainsi que autres organisations, on a partagé les stratégies communautaires. L’OPROGEM et la Gendarmerie ont eux aussi partagé leurs stratégies ; leurs difficultés et les projections qu’ils ont. Je pense qu’avec les autorités des structures sanitaires dont la DPS et la préfecture, on a pu vraiment avoir beaucoup de stratégies communautaires.

Je pense qu’à l’avenir nous pourrons y faire face avec beaucoup plus d’attention sur beaucoup d’aspects qui ont été soulevés. C’est très salutaire la présence des religieux, parce que la plupart de ceux qui font les VBG c’est leur refuge. Ils vont vers les religieux. Quand le religieux nous dit qu’il fera la restitution de ce qu’il a appris et qu’il va partager les rapports au niveau même sous-préfectoral et autres pour montrer qu’ils sont impliqués et qu’ils sont interpellés par rapport à ces éléments, cela nous réconforte. Quand il y a l’engagement des religieux, comme nous savons nous sommes dans une société très religieuse et il y’a une grande attention à ce que les religieux font, nous allons prendre la recommandation en main, nous irons vers ces religieux pour qu’ils intègrent cela dans leur communication quotidienne », s’est engagé le directeur des programmes de FMG.

Thierno Oumar Tounkara
Correspondant régional d’Africaguinee.com à Labé
Créé le 20 juillet 2026 11:32Nous vous proposons aussi
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