Retrait du FRONDEG : Le « piège » juridique de l’article 169 du Code électoral
CONAKRY – Alors que le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) claque la porte des élections du 31 mai 2026, une réalité juridique implacable pourrait transformer ce boycott en un véritable imbroglio. Entre la discipline de parti prônée par Abdoulaye Yéro Baldé et la rigidité du Code électoral, les candidats du FRONDEG risquent de se retrouver face à une impasse.
Si le parti a exposé les motifs de son retrait du processus, une disposition du Code électoral offre une opportunité « inattendue » aux candidats du FRONDEG qui ne partageraient pas la ligne de boycott. Avec l’article 169 du texte, ils disposent d’un argument légal solide. Certains pourraient choisir de maintenir leur participation, arguant que la loi les oblige à aller au bout du processus.
Selon l’article 169 du Code électoral, après la date limite de dépôt des listes de candidats, « aucune substitution, aucun retrait de candidature ni aucune permutation dans l’ordre d’inscription des candidats sur une liste n’est admis ».
Toutefois, précise le même article, entre la date limite de dépôt des listes et la veille du scrutin à 00 heure, en cas de décès ou d’inéligibilité d’un ou de plusieurs candidats, le mandataire de la liste peut faire, sans délai, une déclaration complémentaire de candidature adressée à la Direction exécutive nationale des élections. Celle-ci la reçoit, en assure la publication par affichage dans tous les bureaux de vote concernés et, le cas échéant, la diffuse par voie radiophonique ou par tout autre moyen légal de communication.
« Cette déclaration précise les informations du candidat de remplacement », ajoute le texte.
Reste désormais à savoir si certains candidats choisiront effectivement de maintenir leur participation au scrutin, malgré la décision de leur formation politique.
Focus Africaguinee.com
Créé le 29 avril 2026 14:58Nous vous proposons aussi
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