Vol à l’arraché impliquant des taxis-motos à Conakry: De nouvelles mesures pour « traquer » les auteurs…
CONAKRY- Face à la recrudescence de l’insécurité et à l’anarchie persistante dans le secteur des transports par mototaxis, les autorités de Conakry appuyées par le syndicat ont décidé d’adopter de nouvelles approches.
Une nouvelle stratégie de surveillance, à travers le déploiement de talkies-walkies et de Gilets numérotés, se met en place pour encadrer les conducteurs de taxis-motos. Si l’initiative vise à assainir un secteur informel florissant et souvent pointé du doigt dans des cas de vols à l’arraché, le défi de l’homologation officielle des équipements reste entier. Immersion dans ce nouveau dispositif de sécurité.

Dans le but de mieux organiser le secteur des taxis-motos et lutter contre l’insécurité grandissante dans la capitale guinéenne, les autorités communales, en collaboration avec les syndicats, ont lancé une série de mesures visant à identifier et encadrer les conducteurs.
Désormais, plusieurs conducteurs de taxis-motos sont dotés de gilets portant des numéros d’identification uniques. Parallèlement, des responsables de zones ont été équipés de talkies-walkies afin de faciliter la communication rapide en cas d’incident sur le terrain.
Selon HK, responsable syndical à Lambanyi, cette initiative vise avant tout à assainir le secteur. « Pour lutter contre l’insécurité sous toutes ses formes, nous avons décidé, en collaboration avec les autorités communales, de doter tous les conducteurs de gilets avec un numéro unique. Tout conducteur qui ne dispose pas de ce gilet n’est pas reconnu comme conducteur de mototaxi dans nos bases. Les talkies-walkies permettent d’alerter rapidement en cas de problème », a-t-il indiqué.

Même vision à Tannerie, où MBB, responsable local, évoque les dérives constatées ces derniers temps. « Suite aux mauvais comportements de certains conducteurs impliqués dans des vols à l’arraché, nous avons pris cette décision pour permettre une identification rapide. Grâce aux talkies-walkies, dès qu’un incident survient, l’information est immédiatement relayée dans les différentes zones », a-t-il expliqué.
Traoré Sana, secrétaire général du Syndicat national des mototaxis de Guinée (SENAT-AMGUI) et cadre de l’USTG, reconnaît la mise en place de ces dispositifs, tout en apportant des précisions.
« Effectivement, ces outils sont introduits pour améliorer la communication et renforcer la sécurité des conducteurs et des passagers. Nous évoluons dans un secteur difficile, et sans communication fluide, cela peut créer de la confusion. Les talkies-walkies permettent de transmettre rapidement des informations fiables en cas d’incident », a-t-il affirmé.

Cependant, le syndicat nuance concernant les gilets actuellement en circulation. Selon lui, ils ne répondent pas encore aux normes officielles.
« Les gilets homologués doivent être conçus en accord avec les autorités compétentes, notamment l’autorité organisatrice des transports urbains. Ceux qui sont distribués pour le moment servent surtout à l’identification, mais ne remplissent pas encore toutes les exigences », a-t-il précisé.
Des discussions sont en cours avec plusieurs institutions, dont la Direction Nationale des Transports Terrestres et les services de sécurité, pour mettre en place des équipements conformes et renforcer la réglementation. En attendant l’harmonisation des mesures, aucune sanction stricte n’est encore envisagée contre les conducteurs ne disposant pas de ces gilets.
Les autorités et les syndicats promettent toutefois de durcir le ton une fois que les normes seront officiellement établies. Cette initiative marque une étape importante dans la structuration du secteur des mototaxis à Conakry, longtemps confronté à des défis liés à l’anarchie et à l’insécurité.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 19 mars 2026 10:45Nous vous proposons aussi
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