Bissau : Des tractations en cours pour le retour de l’ex président Embaló…
BISSAU – Qu’est-ce qui est en train de se jouer en Guinée Bissau ? Alors que les élections présidentielle et législatives sont attendues en décembre 2026, des tractations seraient en cours pour le retour au pays du président déchu, Umaro Sissoco Embalo. Dans le même le contexte, l’opposant et leader du PAIGC, Domingos Simões Pereira, libéré et assigné à résidence surveillée, il y a une semaine est accusé de tentative de coup d’Etat. Il est convoqué devant un tribunal militaire pour être entendu.
Selon nos informations, les émissaires de l’ex président, accusé d’avoir organisé « faux-putsch », ont rencontré le président de la transition, le général Horta Inta-A. La délégation de l’ancien président était représentée par Marciano Barbeiro, représentant national pour l’élection présidentielle de novembre, Soares Sambu, directeur de campagne, et José Paulo Semedo, porte-parole de la campagne.
« À l’issue de l’audience, José Paulo Semedo a salué l’action des militaires arrivés au pouvoir le 26 novembre 2025 et a appelé à la création des conditions nécessaires au retour au pays du président déchu. La même demande a été formulée en faveur d’autres partisans de Sissoco Embaló actuellement en exil, notamment les anciens Premiers ministres Braima Camará et Nuno Gomes Nabiam, ainsi que l’ancien ministre de l’Intérieur Botche Candé, qui se trouve au Portugal », selon le média bissau-guinéen odemocratagb.

Le président Umaro Sissoco Embaló a déclaré avoir été victime d’un coup d’État militaire après les élections présidentielles du 23 novembre 2025 alors que les résultats étaient attendus. Il a quitté Bissau pour un bref séjour à Dakar, puis au Congo-Brazzaville avant de rejoindre le Maroc. À ce jour, ses proches n’ont pas communiqué son lieu de résidence.
Selon le même média, José Paulo Semedo, s’exprimant au nom de la direction de la campagne présidentielle du 23 novembre, a expliqué que la rencontre avec le général Horta Inta-A visait également à exprimer la solidarité de son camp avec le Haut commandement militaire.
Selon lui, l’armée a « empêché un bain de sang » qui aurait pu être déclenché par la publication par la Commission électorale nationale (CNE) des résultats des élections présidentielles de novembre 2025.
Le porte-parole de la délégation soutenant Sissoco Embaló a plaidé pour le retour au pays de tous les dirigeants politiques exilés après le coup d’État, afin qu’ils puissent contribuer au processus dirigé par le Haut commandement militaire pendant la période de transition, prévue jusqu’en décembre.
« Parmi les personnalités citées figurent Umaro Sissoco Embaló lui-même, les anciens Premiers ministres Nuno Gomes Nabiam et Braima Camará, ainsi que l’ancien ministre de l’Intérieur Botche Candé », ajoute la même source.
Selon les autorités de la transition, le 6 décembre 2026 est la date des prochaines élections législatives et présidentielle à Bissau. Plusieurs proches de l’ex-dirigeant annoncent qu’il pourrait se représenter à ce double scrutin, décisif pour son avenir politique et pour la transition en Guinée-Bissau.
Ces dernières semaines, les autorités militaires ont assoupli certaines mesures restrictives visant Fernando Dias da Costa, ancien rival d’Umaro Sissoco Embaló, ainsi que le leader du PAIGC, Domingos Simões Pereira, qui avait été empêché de se présenter. Ces derniers ont bénéficié de mesures de liberté conditionnelle, sous la pression de la CEDEAO.
À suivre!
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 9 février 2026 07:21









