TPI de Dixinn : deux ans de prison requis contre Sékou Keïta et sa coaccusée
CONAKRY – Le procès de Sékou Keïta, conseiller chargé de la communication institutionnelle et judiciaire et porte-parole du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, et de sa coaccusée, Mme Massiré Camara, se poursuit au tribunal de première instance de Dixinn. Après les différentes versions livrées à la barre, le parquet a pris la parole pour présenter ses réquisitions.
Dans sa communication, le magistrat Aboubacar Elhadj Sidiki Camara a souligné que cette audience pourrait rester dans la mémoire collective comme un moment où la loi a été, selon lui, violée par les prévenus.

« La loi a été systématiquement violée par les deux comparants devant vous. C’est pourquoi, pour finir, le ministère public requiert, s’il vous plaît : retenir Monsieur Sékou Keïta et Madame Massiré Camara dans les liens de la culpabilité.
Pour la répression, vous ferez application des dispositions des articles 19 et 686 du Code pénal guinéen.
Et pour la répression, Monsieur le Président, vous les condamnerez chacun à deux ans de prison ferme et à deux millions de francs guinéens d’amende. Si vous le faites, Monsieur le Président, vous aurez rendu justice », a requis le magistrat.
Dans cette affaire, Sékou Keïta est notamment poursuivi pour des faits présumés de « fraude, complicité et atteinte à l’intégrité du processus de recrutement », des accusations qu’il a niées en bloc.

Le magistrat estime toutefois que les témoignages livrés à la barre sont suffisamment évocateurs d’une violation de la loi.
« Les témoins qui ont comparu à cette barre ont comparu avec la plus grande clarté. Ils ont démontré par A + B que les faits qui sont reprochés aux deux comparants devant vous, ces faits sont bel et bien… », a indiqué le procureur.
De leur côté, les avocats de la défense estiment que leurs clients sont innocents et plaident pour leur relaxe pure et simple.
« Nos clients sont innocents. Aucun élément qui les incrimine n’a été prouvé. Il ne faudrait pas qu’on se serve de cette justice pour détruire les âmes pures », a plaidé Me Amadou Oury, avocat de Sékou Keïta.
Le tribunal devra désormais se prononcer sur les réquisitions du parquet et les arguments de la défense.
Nous y reviendrons.
Yayè Aïcha Barry
Pour Africaguinee.com
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