Syli National : Paquillé brise le silence après son limogeage…

CONAKRY- Arrivé à la tête du Syli National A comme un sauveur au mois d’août dernier, Charles Labile Paquillé n’a pas réussi son test. Son bilan en éliminatoires de la coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 est terne. Avec deux matchs, deux défaites d’affilée dont un en déplacement et un autre à domicile, la fédération guinéenne de football l’a finalement remercié le 21 septembre 2024.

Si son limogeage est premièrement motivé par des résultats non satisfaisants mais il y aurait aussi le fait que son message ne passait plus dans le vestiaire du Syli, selon le Directeur national technique de la feguifoot Kanfory Lappé Bangoura. Ce que dément l’ex coach.

« Je vous explique comment ça s’est passé. Les gens sont libres de me croire ou pas. Je ne traiterai jamais quelqu’un de menteur à plus forte raison mon aîné. On est Africains, et Guinéens. On a tous reçu une éducation guinéenne. Donc on ne manque pas de respect aux aînés. Même si je suis né en France, je reste guinéen avant tout.

Alors, au soir de la défaite contre la Tanzanie, la seule personne que j’ai rencontrée après la conférence de presse, (…) c’est Michel Dussuyer qui est venu taper à ma chambre d’hôtel. Il pourra le confirmer. Il est venu me voir et dire : Charles, je suis désolé, puis on a échangé. Il m’a aussi dit qu’il a vu le président, je ne sais pas avec qui il était. Il m’a retranscrit le message de Bouba Sampil : Le président m’a dit de prendre plus de responsabilité au sein de cette équipe nationale. Donc le message est clair.  J’ai répondu à Dussuyer en disant que le Président a raison parce que les résultats ne peuvent que lui donner raison. 

C’était un débat privé mais c’est comme ça j’ai répondu. Il m’a demandé si ça ne me disait rien de changer de position ? Je lui ai dit que l’essentiel pour moi, le plus important c’est l’équipe nationale. J’ai ajouté que ce n’est pas le contrat de trois mois que je vais signer ou pas qui m’intéresse, je ne demande rien, l’essentiel pour moi, que l’équipe se qualifie à la coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025. On m’a nommé, j’ai fait deux matchs, je me suis gratté deux fois pour des raisons de fois obscures, mais j’assume tout. Donc si le pays a besoin de moi, je suis à sa disposition. Mais je ne ferai pas de vague, je rentre chez moi. C’est la seule personne que j’ai rencontré ce soir lors du match contre la Tanzanie », a-t-il révélé chez nos confrères de Cis media ce lundi 23 septembre.

Le lendemain, ajoute Charles Paquillé, le staff a fait une réunion avec le président, le DTN (directeur national technique) et d’autres. “Ce jour, on a échangé sur beaucoup de choses. J’ai repris les mêmes propos que ceux tenus avec l’entraîneur Dussuyer. Par la suite, le président même a appelé pour me dire : Charles, bravo pour ton état d’esprit. Je lui ai répondu : monsieur le président, que voulez- vous que je vous dise encore de plus ? », s’est-il interrogé.

Celui qui a succédé provisoirement Kaba Diawara au poste sélectionneur national dit qu’il a perdu les deux rencontres, (RDC 1-0 et Tanzanie 1-2), en tant qu’entraineur et qu’il assume. « Je l’assume. Quand je lis qu’on n’a pas fait de circuit préférentiel, ce n’est pas pour me décharger (…), j’assume tout », a-t-il dit.

Je ne vois pas mon départ comme un problème. Je le vois plutôt comme une mission qui n’est pas accomplie. Quand on est entraîneur, on s’attend à tout moment, on repousse l’échéance de jour au jour et de matchs en matchs. Mais là, l’échéance est trop courte, c’est trois mois, six matchs. Mais deux matchs, ça ne va pas, on change.  Pour moi, c’est comme quelqu’un qui a un contrat de deux ans et au bout d’un an on le met dehors parce que les résultats escomptés ne sont pas bons… Le seul souci que j’ai aujourd’hui, c’est qu’à Yamoussoukro, le Syli se qualifie. Je vais tout faire pour me libérer, venir supporter les collègues et nos enfants. Mon cas personnel, on le passe en second, je ne suis pas seul, il n’y a rien qui m’appartient. On est 14 millions d’habitants.

Le plus important c’est la qualification

Même le contrat de trois ans qu’on doit signer, finalement il y a eu du retard. On sait comment ça se passe. Mais je ne regarde même pas ça. Ce que j’ai donné à mon pays, ce que j’ai fait, je ne regarde pas. C’est pour vous dire que je ne fais pas de mon cas une priorité. Je ne regrette rien du tout mais je ne savais pas que ça allait se passer comme ça. On est toujours ambitieux et on pense toujours faire mieux. J’ai donné le meilleur de moi-même, ça n’a pas marché, ça c’est ma faute mais regretter ? Non.

Après, si j’avais pu faire les choses différemment, des choix de tous les niveaux et après, il y a des choix qu’on ne maîtrise pas aussi. Je me retrouve seul sur le banc, les convocations (des joueurs, ndlr), qu’il faut refaire, il y a pleins de trucs auxquels je ne m’y étais pas habitué. Je ne suis pas habitué à ces petits détails qui font perdre un peu d’énergie. Malgré ça, il m’appartenait de me débrouiller avec les 23 joueurs et gagner des matchs », a martelé Charles Labilé Paquillé.

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Tel: (00224) 664 72 76 28

Créé le 23 septembre 2024 18:29

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