Faranah : un violent incendie détruit une habitation, 40 millions Gnf partis en fumée…

CONAKRY- Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du lundi au mardi 27 janvier 2026, aux environs de 00h50, dans la commune urbaine de Faranah. Le sinistre a eu lieu au quartier Sirikoloni 2, secteur Sagbayah, où une maison d’habitation a été entièrement ravagée par les flammes.

Selon les informations recueillies, le bâtiment composé de trois chambres, d’un salon et d’une douche, ainsi que l’ensemble de son contenu, a été réduit en cendres. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables.

Le propriétaire des lieux, M. Amara Simba Camara, communément appelé « Grand Simba », a été blessé en tentant de secourir les enfants présents dans la maison. Il est actuellement hospitalisé et reçoit des soins. Parmi les biens détruits figurent notamment une moto TVS et une machine à coudre.

Alertés, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu intervenir, leur véhicule étant en panne au moment des faits. Le feu a finalement été maîtrisé grâce à la mobilisation des riverains, sous la coordination du président du quartier, M. Hawa Lancine Kaba.

Joint au téléphone, Amara Camara explique que le feu s’est déclaré tard dans la nuit.

« C’était aux environs de 23h. Je regardais l’écran avec mon petit. Vers 23h45, il m’a dit qu’il devait rentrer. Je lui ai dit d’accord. Il est sorti et j’ai fermé la porte. Ensuite, je me suis couché en regardant la télévision et je me suis endormi. Dix à quinze minutes plus tard, j’ai entendu des cris : “Il y a le feu ! Il y a le feu !” Je me suis immédiatement précipité dehors. Tous les salons étaient déjà plongés dans le noir. J’ai enfoncé la porte et j’ai fait sortir les sept enfants. Ensuite, j’ai pris la voiture et je l’ai garée au bord de la route pour la mettre à l’abri. Puis je me suis rappelé que mon petit-fils était resté dans la chambre. Je suis immédiatement retourné à l’intérieur pour le faire sortir. C’est à ce moment-là que j’ai été brûlé », a-t-il confié.

Il précise que son petit-fils s’en est sorti avec de légères blessures, mais déplore l’ampleur des pertes subies.

« J’ai tout perdu, tout le contenu du bâtiment. Je suis commerçant à la douane. Le 5 décembre, j’avais fait un rapport. Il y avait 40 millions de francs guinéens qu’un frère m’avait confiés après avoir contracté un prêt pour construire. Cet argent était là-bas. Les recettes que j’avais accumulées dans la boutique étaient également sur place. Tout a été calciné. J’ai tout perdu », a-t-il expliqué, pointant également du doigt l’absence d’intervention de la Protection civile.

Face aux critiques, le colonel Mohamed Camara a promis de situer les responsabilités et de sévir si nécessaire.

« Les procédures doivent être respectées. Une fois les vérifications terminées, un rapport sera établi. C’est à partir de ce rapport que nous procéderons à la remise officielle des véhicules », a-t-il déclaré.

Il a indiqué qu’une clé de répartition des engins est déjà élaborée et que certaines préfectures, dont Faranah, doivent recevoir des camions, des ambulances et des véhicules de commandement.

« Les véhicules sont déjà en notre possession. Il faut simplement patienter. La démission du gouvernement a coïncidé avec le processus, mais les procédures administratives relèvent de la continuité de l’État. Chaque véhicule doit être immatriculé et identifié avant son déploiement », a-t-il précisé, ajoutant que des contraintes logistiques et budgétaires, notamment liées au carburant, expliquent les retards.

En attendant l’arrivée effective des moyens annoncés, ce drame relance la question de l’opérationnalité des unités de la Protection civile à l’intérieur du pays, où plusieurs préfectures restent encore dépourvues de moyens roulants pour faire face aux urgences.

 

Sayon Camara 

Pour Africaguinee.com

Créé le 27 janvier 2026 13:37

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