Santé : Consultation des parties prenantes régionales sur l’introduction du vaccin contre le Virus du papillome humain (VPH) responsable du cancer du col de l’utérus
KINDIA- Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), à travers le programme Élargi de Vaccination (PEV), en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, a organisé les 22 et 23 août 2025 à Kindia, un atelier régional consultatif des parties prenantes sur l’introduction du vaccin contre le VPH en Guinée. L’introduction prochaine de ce nouveau vaccin est un pas de plus dans la lutte contre le virus papillome humain. Grâce au soutien de Gavi à travers Jhpiego, la Guinée espère réduire significativement l’incidence de cette maladie.
Avec pour thème « Consultation des parties prenantes régionales « , cet atelier a été un cadre d’échanges et de concertation entre les acteurs régionaux impliqués dans l’introduction du vaccin contre le Virus papillome humain, responsable du cancer du col de l’utérus.
Représentant Mr le gouverneur de la région administrative de Kindia, à l’ouverture et à la clôture de la rencontre, M. Mamady Matenen Konaté, chef de cabinet du gouvernorat a réitéré l’engagement des autorités régionales à soutenir cette initiative en ces termes :
« Le gouverneur de la région de Kindia, réitère l’engagement des autorités régionales à accompagner et à soutenir cette initiative noble et salutaire. La santé de nos filles, de nos mères et de nos communautés est une priorité qui mérite notre attention et notre action concertée« , a-t-il dit.
Selon Dr Daman Keita, coordonnateur national du PEV, il y a tant de défis à relever pour l’acceptation de ce vaccin en Guinée et c’est pourquoi, durant les deux jours, plus d’une trentaine de participants, venus de divers secteurs et des différentes régions du pays, ont été outillés sur l’introduction du vaccin contre le Virus papillome humain.
« La perception pour le paludisme est déjà très bonne comparée à celle qu’on a sur un cancer aussi sensible et situé à un endroit aussi sensible. Donc, cela voudrait dire que nous avons un ensemble des défis à relever pour l’acceptation de ce vaccin. C’est pour cela qu’on a fait appel à vous et j’espère que ces deux jours nous ont aidé vraiment à alimenter tout ce qui est argumentaire en faveur de l’introduction de ce vaccin en relevant ces défis« , a indiqué le coordonnateur du PEV.

Docteur Mamadou Malal Diallo représentant du Jhpiego a salué la mobilisation collective des partenaires techniques et financiers pour la réussite de cette activité. Cette assistance technique et financière rendue possible grâce à l’appui technique et financier de Jhpiego soutenu par l’alliance Gavi permettra d’accélérer le processus de préparation et d’introduction du vaccin contre le virus papilloma humain responsable du cancer du col de l’utérus en Guinée.
D’ores et déjà, plusieurs activités d’appui ont été réalisées dont entre autres : la revue et l’amendement du document d’information pour l’introduction du vaccin VPH en Guinée, l’analyse des questions du formulaire de demande à Gavi et réponses aux questions, la préparation et l’organisation des réunions du comité technique d’introduction du vaccin contre le VPH et du groupe technique consultatif de la vaccination (GTCV), la préparation et l’organisation de l’atelier national consultatif des parties prenantes et le renforcement du plaidoyer auprès des autorités sanitaires et éducatives.
« Tous ces efforts visent un seul objectif : Garantir une introduction du vaccin qui soit techniquement solide, socialement acceptée et durablement intégrée dans les services de santé. Je tiens à exprimer toutes notre satisfaction et notre reconnaissance profonde envers l’ensemble des partenaires techniques et financiers mobilisés dans ce processus : HAPPI, La Fondation Gates, l’alliance Gavi, l’OMS, l’UNICEF, l’OIM… et bien entendu, les cadres du ministère de la santé en particulier ceux du PEV et du PNLCC », a réitéré Dr. Mamadou Malal Diallo.
Pour le Pr Bangaly Traoré, coordonnateur du PNLCC, l’engagement du gouvernement guinéen à œuvrer pour l’élimination du cancer de l’utérus connait déjà plusieurs mesures structurantes entreprises dont l’introduction du test HPV et l’implication accrue de la communauté dans la sensibilisation, la mobilisation sociale et l’orientation des femmes.
Il a en outre cité la mise en place d’un service de cancérologie à l’hôpital National Donka, avec un plan d’extension en cours et la mise à disposition d’anticancéreux à la pharmacie centrale de Guinée, garantissant ainsi une accessibilité accrue au traitement. Toutefois, explique-t-il, la composante vaccination qui demeure l’unique pilier de la stratégie d’élimination, -objet de cet atelier-, n’a pas encore été introduit en Guinée. C’est dans ce contexte que cet atelier a été organisé.
« Tous les pays de la sous-région ouest-africaine francophone ont déjà introduit ce vaccin dans leur programme de vaccination. La Guinée reste le seul pays à franchir ce pas, alors que nous enregistrons l’un des taux les plus élevés du cancer du col de l’utérus. Et nous avons également la plus forte prévalence de l’infection au HPV« , a alerté Bangaly Traoré.
Chérif Keita
Correspondant régional d’Africaguinee.com
Créé le 15 septembre 2025 16:32









