Reprise des manifestations: Les « dessous » du choix du 5 septembre…
Alors que le choix du “05 septembre” pour la reprise des manifestations est perçu par certains comme un signe de “provocation”, le Dr Édouard Zotomo Kpogohmou, l’un des leaders des Forces vives, a clarifié la raison pour laquelle la coalition a choisi cette date. Contrairement aux spéculations liant cette date au 4e anniversaire de la prise du pouvoir par le CNRD, le Dr Kpogohmou insiste sur le fait que le choix est le résultat d’un calcul « stratégique » lié au calendrier électoral.

Selon lui, la décision a été prise pour respecter un schéma logique. « Le référendum est normalement prévu pour le 21 septembre, » a-t-il expliqué, dans un entretien accordé à Africaguinee.com dont l’intégralité sera publiée ultérieurement.
« Le décret appelant au vote doit être publié 30 jours avant, soit vers le 21 ou le 22 août. Comme nous ne savions pas quand cette date serait fixée, nous avons préféré nous donner 10 jours de plus pour être déjà dans le mois de septembre, et être sûrs que la population a été convoquée. »
Un choix non dénué de risques, mais jugé nécessaire
Le Dr Kpogohmou reconnaît que le 5 septembre est une date symbolique pour le régime en place, un fait « qu’on ne peut pas effacer ». Cependant, il insiste sur le fait que les Forces vives ont choisi cette date pour des raisons purement stratégiques. « Nous avons pensé que pour nous donner suffisamment de temps et pour être sûrs que nous sommes aussi dans les normes, prendre le 5 septembre, ça a été le choix qui a été fait par l’ensemble« , a-t-il déclaré.
Ce leader des Forces vives n’écarte pas le risque de tensions. « Vouloir dérouler des manifestations durant cette période, ne risque-t-il pas davantage de cristalliser les tensions ? C’est bien possible, » a-t-il admis. Il a toutefois souligné l’importance de ces manifestations pour sensibiliser la population et mener une campagne active pour le « non » à la nouvelle Constitution.

Le Dr Kpogohmou a également pointé du doigt l’absence d’un débat équilibré sur la nouvelle Constitution. « Les partis politiques ne sont pas en train de le faire, » a-t-il affirmé, en référence à la campagne de vulgarisation. Il a dénoncé le fait que les partis politiques ne peuvent pas s’exprimer librement sur le terrain, à ce stade.
« Vous ne pouvez pas être sur le terrain aujourd’hui en train de dire non à la Constitution, ni la décortiquer, montrer les points sur lesquels il y a des désaccords. On ne peut pas le faire dans les circonstances actuelles, parce que le faire serait vu comme un affront « , a-t-il précisé.

Pour les Forces vives, les manifestations sont donc un moyen de compenser ce déséquilibre. « Puisque nous devons faire le tout à la fois, -vulgarisation et campagne- pour le non, bien sûr, il faut prendre ce temps« , a précisé le Dr Kpogohmou, insistant sur leur volonté d’agir dans le respect pour ne pas être perçus comme des fauteurs de troubles.
A suivre !
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 13 août 2025 07:30Nous vous proposons aussi
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