Rapatriement des guinéens en détresse : Le Gouvernement change d’approche…

Des migrants guinéens accueillis à Conakry, crédit photo OIM Guinée

CONAKRY-Le Gouvernement a décidé de changer d’approche par rapport au rapatriement des guinéens bloqués dans des pays à l’étranger. Cette décision résulte du « flop » enregistré dans l’insertion de ceux ayant été rapatriés ces derniers mois. Le cas le plus emblématique concerne les guinéens rapatriés de Tunisie. L’an dernier, ces guinéens ont battu le pavé durant des semaines pour interpeler les autorités afin que des mesures soient prises pour leur insertion. La gestion de crise a été manifestement une leçon pour les autorités de la transition qui optent désormais pour solution plus murie. (Image d’archive).

« Le ministre des Affaires Étrangères avait préconisé un processus de rapatriement en urgence (des guinéens de l’Égypte). Mais à la lumière des expériences antérieures, nous avons jugé plus opportun de laisser à César ce qui lui appartient pour ne pas se retrouver dans la même situation que les guinéens rapatriés du Soudan et de la Tunisie. L’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) a des mécanismes pour rapatrier, suivre et accompagner. Si on déroge à cette règle, les personnes rapatriées sortent du cadre de l’OIM. Et comme pour le moment, nous ne sommes suffisamment outillés et structurés pour faire ce que l’OIM peut faire le mieux, il va de soi que ça a créé des problèmes vis-à-vis de nos compatriotes venant de la Tunisie et du Niger. Nous n’entendons pas avec ceux venant de l’Égypte, que la situation puisse se répéter. Donc, nous travaillons en étroite intelligence avec l’OIM pour le rapatriement de nos compatriotes », a annoncé le Premier ministre Bah Oury.

Le ministère des Affaires Étrangères Dr. Morissanda Kouyaté se rendra la semaine prochaine au Caire pour faire un plaidoyer auprès des autorités Égyptiennes, car la situation des guinéens dans ce pays semble plus compliqué. Mais Conakry compte user de la diplomatie pour désamorcer cette crise.

« Dans ce pays, si vous êtes migrants irréguliers pendant deux à trois ans, avant de sortir du territoire, vous payerez une pénalité de 105 dollars chaque année de séjour irrégulier. On a près de 1.500 dans cette situation et près de 300 qui sont dans des prisons. En terme financier, c’est un coût extrêmement important. Le ministre des affaires Étrangères usera de tout son savoir-faire pour convaincre les autorités égyptiennes. Nous pensons que l’appartenance à la Umma Islamique permettrait de faire en sorte que nos compatriotes qui le désirent puissent sortir sans qu’on ne leur demande encore de payer des pénalités pour un séjour irrégulier dans ce pays », précise le Chef du Gouvernement guinéen.

A suivre !

Africaguinee.com

Créé le 29 mai 2024 20:20

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