Campagne Présidentielle: la société civile dénonce l’implication des ministres
CONAKRY – À seulement cinq jours du scrutin présidentiel, la société civile guinéenne sort du silence pour pointer du doigt des dysfonctionnements. Ce mardi 23 décembre 2025, le président du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG), Gabriel Haba, a vivement dénoncé « l’implication » des membres du Gouvernement dans la campagne électorale ainsi que des « restrictions » d’accès aux réseaux sociaux.
Pour le CNOSCG, la présence des ministres sur le terrain pour battre campagne est inacceptable. Gabriel Haba interpelle directement le Chef de l’État : « Nous demandons au Président de la République d’attirer l’attention de ses ministres. Il ne leur appartient pas d’informer les populations sur les documents de vote », a-t-il martelé.
L’acteur de la société civile rappelle que cette prérogative relève exclusivement de la Direction Générale des Élections (DGE) : « C’est le seul organe habilité à le faire. C’est sur la base de ses informations officielles que nous, acteurs de la société civile, pouvons sensibiliser et informer largement les populations. »
Au-delà de l’aspect légal, M. Haba souligne l’impact sur le service public : « Ces ministres ont paralysé l’administration. Cela entrave la bonne marche et le traitement rapide des dossiers au sein du service public. Ce sont des principes fondamentaux qui sont ici violés. »
L’autre point de crispation concerne l’accès aux plateformes numériques, devenu instable à l’approche du vote. Une situation qui handicape lourdement les observateurs, selon M. Haba.
« À date, l’internet est restreint. Nos call centers et nos agents qui travaillent dans le cadre de la dynamique « L’Œil du citoyen » rencontrent d’énormes difficultés. Les citoyens de tout le pays nous interpellent : accéder à Facebook et aux autres réseaux est devenu un calvaire », a déploré Gabriel Haba.
Le président du CNOSCG prévient que ces manquements pourraient entacher le bon déroulement du processus : « Ces « petits » problèmes ne doivent pas persister, car ils sont de nature à créer des tensions et à empêcher le bon déroulement du processus. Nous souhaitons que nos constats soient pris en considération par l’État à tous les niveaux. »
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 23 décembre 2025 19:26Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Présidentielle 2025, Société civile









