Ousmane Gaoual Diallo : « Ce qui a conduit à la fermeture des radios, ça ne se faisait qu’en Guinée…»
CONAKRY-Le porte-parole du Gouvernement est une nouvelle fois revenu ce vendredi 5 juillet 2024 sur les raisons de la fermeture de certains médias en mai dernier en Guinée. Ousmane Gaoual Diallo qui s’exprimait lors d’une conférence de presse a lancé un défi aux détracteurs de cette mesure controversée.
« Ce qui s’est passé ici et qui a conduit à la fermeture des radios, ça ne se faisait qu’en Guinée. Je mets au défi n’importe quel média de me sortir une émission dans un pays comme celles qui se passaient en Guinée, y compris la France. Il n’y a pas une émission politique en France où on donne la parole à un citoyen, où le journaliste se prend en chroniqueur, en opposant, en critique…donnez-moi l’émission, on va l’écouter tous. Surtout quand c’est de nature à exacerber les tensions dans notre pays. Personne ne laisserait faire ça », a déclaré le porte-parole du Gouvernement.
Ousmane Gaoual Diallo a également répondu à certaines ONG de défense des Droits humains qui, selon lui, ont un regard décalé par rapport à la situation des droits humains en Guinée. Le ministre des Transports fait un parallèle, tout en insinuant que ces ONG font du deux poids deux mesures.
« Quand les gens ont commencé à prendre d’assaut les médias pour parler de l’Etat français en Nouvelle Calédonie, mais il est où le leader. Il est arrêté et enfermé à Paris. Lui, on ne dit pas que c’est un prisonnier politique alors qu’il ne réclame que l’indépendance. Avez-vous vu Amnesty International dire qu’il y a prisonnier politique enfermé à Paris parce qu’il réclame l’indépendance de la Nouvelle Calédonie ? NON. Imaginez si quelqu’un le faisait en Guinée ici, on s’en donnerait à cœur joie.
Leur lecture ne traduit la réalité de notre pays. Les leaders politiques qui ne sont pas en Guinée ici, personne d’entre eux n’est interdit ici ou ne fait l’objet de poursuites. Parce que même Cellou Dalein n’a pas fait l’objet de poursuites en Guinée. Il a été juste convoqué comme beaucoup d’autres acteurs qui sont là et qui ne sont pas exilés. On ne dit pas tout est parfait en Guinée, mais cette imperfection touche tous les pays. En nouvelle Calédonie lorsqu’il y a eu les violences, il y a eu des morts par balles, l’internet a été coupé, les réseaux sociaux fermés. C’est en France et c’est récent », a sèchement répondu M. Diallo.
A suivre !
Africaguinee.com
Créé le 5 juillet 2024 18:24









