Noussi (Labé) : Les Apiculteurs de Kouré outillés par L’ONFPP sur les techniques apicoles modernes…
LABÉ – L’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP) a organisé une session de renforcement de capacités pour les apiculteurs du district de Kouré, relevant de la sous-préfecture de Noussi (préfecture de Labé). Une trentaine de membres, réunis en groupement, ont bénéficié d’une formation riche sur les techniques modernes d’apiculture utilisant les ruches kenyanes.

Lors de cette session de renforcement de capacités, les formateurs ont initié les participants à l’installation, au suivi, à l’entretien et à la récolte du miel avec cette nouvelle méthode. Une initiative qui a été hautement saluée par les bénéficiaires. Abdoulaye Sara Mobhy Diallo, bénéficiaire de la formation, a exprimé sa satisfaction face à l’acquisition de ces nouvelles connaissances, soulignant les dangers inhérents à la méthode traditionnelle.

« Nous sommes vraiment contents pour cette assistance et nous tendons les mains pour des formations supplémentaires sur l’apiculture. Les formateurs nous ont apporté un plus sur les Ruches Kényanes, comment les installer, les sécuriser et faire loger les abeilles à l’intérieur pour avoir le miel. Cette formation est un avantage pour nous Apiculteurs. Avant pour installer les ruches traditionnelles, on prenait beaucoup de risques, il fallait trouver une corde pour l’attacher, quand tu le poussais pour le faire descendre, si la quantité de miel était énorme dedans, tu pouvais tomber et avoir des blessures ou des fractures et les abeilles aussi pouvaient mourir si elles tombaient. L’autre avantage de ces ruches, c’est la protection de l’environnement, car la façon dont on faisait les récoltes, nous étions obligés de mettre le feu en brousse, ce qui constitue une destruction de l’environnement », a-t-il déclaré.
Ilyassou Sow, une apicultrice d’une quarantaine d’années qui avait déjà entendu parler de ces méthodes, a vu dans cette formation une opportunité de concrétiser ses connaissances. Elle a sollicité plus de soutien pour développer son activité.

« Cette formation et cet appui est une chance, il faut que tous les apiculteurs acceptent de pratiquer ces nouvelles méthodes de travail. Avant les gens utilisaient les méthodes traditionnelles, mais ce que nous venons de découvrir a de nombreux avantages. Nous comptons élargir l’usage de ces ruches kényanes. Beaucoup ne connaissaient pas cela, c’est leur première fois, mais ils ont déjà su les avantages. Nous sollicitons plus d’aide pour l’acquisition du matériel de travail afin de venir en aide à nos familles », a lancé Mme Sow.
L’apiculture est devenue une nouvelle opportunité pour certains, à l’image d’Elhadj Alseny Baldé Kouré, qui n’avait jamais pratiqué l’apiculture auparavant. Il a remercié l’ONFPP pour cette initiative :

« Cette formation est une opportunité pour que je me lance dans l’apiculture car je le voulais depuis longtemps. Nous allons utiliser ce matériel à bon escient. Nous avons vu une nouveauté sur l’apiculture contrairement aux méthodes traditionnelles, nous allons relayer ces connaissances aux autres. Nous sollicitons plus d’appui et remercions sincèrement l’Office National de Perfectionnement Professionnel. »
Après la formation, Youssouf Diaby, l’un des formateurs, a insisté sur l’importance de la transition vers des pratiques modernes pour un meilleur rendement et la préservation de l’environnement.

« C’est un renforcement de capacités d’un groupement évoluant dans l’apiculture. On a donné les notions de base, l’importance de l’apiculture surtout moderne et les conséquences de l’apiculture traditionnelle. Eux-mêmes, ils ont témoigné que l’apiculture traditionnelle a des conséquences néfastes sur l’environnement et désormais ils vont utiliser l’apiculture moderne pour pouvoir vraiment travailler dans des bonnes conditions parce qu’ils savent non seulement que ça va leur donner un bon rendement, mais aussi une durabilité et la garantie de leur activité. »

Le formateur a aussi donner des détails sur la durabilité des ruches kényanes : « Les ruches kényanes ont toujours une durabilité, vous pouvez travailler avec pendant 10 ans si l’entretien et le suivi est fait exactement comme cela se doit. C’est pour cela, on leur a montré du début de l’installation, du suivi et même de la récolte. Le but, c’est d’être des bons apiculteurs, mais aussi des gens qui peuvent préserver la biodiversité qui est là. Nous voulons vraiment voir l’élargissement de l’activité dans les villages environnants de leur localité, parce que non seulement ils vont aider ou former d’autres apiculteurs qui n’ont pas d’expérience pour pouvoir préserver l’environnement. »

Thierno Oumar Tounkara,
Correspondant régional d’Africaguinee.com à Labé.
Créé le 3 novembre 2025 08:00Nous vous proposons aussi
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