« Ni pro, ni anti »: La Guinée définit sa nouvelle doctrine diplomatique dans un monde en bouleversement
CONAKRY – Loin des clivages traditionnels, la Guinée officialise une « nouvelle doctrine » diplomatique : le non-alignement. Explication.
Dans un système international marqué par des tensions croissantes entre grandes puissances, la Guinée de Mamadi Doumbouya entend tracer sa propre voie. C’est le message porté avec force par le Dr. Morissanda Kouyaté, ministre des Affaires étrangères, à l’issue d’une série d’entretiens stratégiques entre la présidence guinéenne et des émissaires de Vladimir Poutine à Conakry.
Une neutralité active et souveraine
Pour le chef de la diplomatie guinéenne, il ne s’agit plus de choisir un camp, mais de privilégier l’intérêt national dans chaque partenariat. “La Guinée n’est ni pro ni anti d’un pays », a martelé Dr. Morissanda Kouyaté, précisant que c’est “la nouvelle doctrine” diplomatique.

Cette approche, qualifiée de « ni pro, ni anti », rompt avec les logiques de blocs. Elle place la Guinée au centre d’une diplomatie d’ouverture. « Nous sommes ouverts à tous les pays dans la coopération, donc y compris la Russie, la Fédération de Russie et les autres États du monde », a-t-il insisté.
Dans un monde en plein bouleversement, où les puissances émergentes et traditionnelles se disputent l’influence sur le continent, la Guinée choisit de ne pas être un pion. Cette doctrine « ni pro, ni anti » se veut être un bouclier contre les pressions extérieures et un levier pour attirer des investissements multisectoriels.
Elle marque l’ambition d’une Guinée qui veut parler à tout le monde, de Paris à Pékin en passant par Ankara, Moscou et Washington, sans jamais aliéner sa liberté de décision.
Focus Africaguinee.com
Créé le 2 mai 2026 21:06Nous vous proposons aussi
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