« Mon voyage avec la sélection nationale arrive à sa fin » : Cristiano Ronaldo annonce sa retraite internationale
CONAKRY- Après Lionel Messi, c’est au tour de Cristiano Ronaldo d’annoncer sa retraite internationale. Le capitaine portugais a officialisé sa décision ce jeudi 5 novembre 2026, dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux. Cette annonce intervient plusieurs semaines après son départ du rassemblement de la sélection portugaise, sur fond de tensions avec son sélectionneur, Jorge Jesus.
« Aujourd’hui, mon voyage avec la sélection nationale arrive à sa fin », a déclaré l’attaquant de 41 ans dans cette vidéo.
Avec 234 sélections et 146 buts inscrits sous le maillot portugais depuis ses débuts en août 2003, Cristiano Ronaldo quitte la scène internationale après 23 années de service. L’attaquant d’Al-Nassr, passé notamment par Manchester United (à deux reprises), la Juventus et le Real Madrid, détient les records du nombre de sélections et de buts en équipe nationale masculine.
Dans son message d’adieu, le quintuple Ballon d’Or revient sur son parcours, les moments forts de sa carrière, ses déceptions et les liens noués avec les supporters portugais. Il explique notamment les raisons de sa décision et rend hommage à tous ceux qui l’ont accompagné durant ces 23 années.
Voici l’intégralité de son message :
« Le moment est venu de rendre aux Portugais.
Le moment est venu de rendre le maillot numéro 7 de la sélection à nous tous.
Je ne l’ai jamais perçu comme étant exclusivement le mien. Mais pendant 23 ans, j’ai eu le privilège et la responsabilité de le porter, de le défendre et de l’emmener avec moi dans les stades du monde entier.
Aujourd’hui est venu le moment de le confier à l’avenir.
Ce n’a pas été une décision facile, car certaines décisions ne se prennent pas seulement avec la tête, elles se prennent aussi avec le cœur.
S’achève ainsi un parcours qui a débuté en août 2003 et qui m’a façonné pour la vie.
Quand je regarde en arrière et que je pense à tout ce que j’ai vécu en sélection, je ne vois pas seulement des matchs, des buts, des records ou des trophées. Je vois des gens.
Je vois des émigrants qui, pendant 90 minutes, sentaient le Portugal un peu plus près. Je vois des millions de Portugais que je n’ai jamais rencontrés personnellement, mais qui ont fait partie de ma vie.
Car, au bout du compte, le football est bien plus grand qu’un simple jeu. Le football, ce sont les gens.
Tout au long de ma carrière en sélection, j’ai cherché à repousser mes limites. J’ai voulu gagner, j’ai voulu être le meilleur, j’ai voulu écrire l’histoire.
J’ai toujours été exigeant envers moi-même. J’ai toujours voulu plus, j’ai toujours cru que nous pouvions aller plus loin. Et j’ai tout donné pour ce maillot.
Il y a eu des après-midi et des nuits parfaits, des victoires que je n’oublierai jamais, et des défaites qu’aujourd’hui encore, j’ai du mal à me remémorer.
J’ai aussi échoué, j’ai aussi souffert, et il y a eu des moments où je n’ai pas été capable d’offrir aux Portugais ce qu’ils désiraient tant. Mais je n’ai jamais baissé les bras. Et surtout, je n’ai jamais cessé d’éprouver de la fierté à représenter le Portugal.
Au fil de ces années, j’ai appris des choses très simples : les buts passent, les trophées restent dans les musées, et les records finissent par être battus.
Mais il y a une chose que le temps ne parvient jamais à effacer : la place que nous occupons dans le cœur des gens.
Si un jour je vous ai rendu heureux, si un jour un de mes buts vous a poussés à serrer quelqu’un dans vos bras, à oublier un souci ou à ressentir de la fierté pour notre pays, alors tout cela en a valu la peine.
Car être portugais, c’est aussi cela : souffrir ensemble, se relever ensemble. Croire à nouveau.
Le Portugal aura toujours besoin de jeunes qui rêvent, de joueurs qui ne renoncent jamais, de nouvelles générations qui croient qu’il est possible d’atteindre des sommets inexplorés.
Car un pays qui continue de façonner de nouveaux héros est un pays qui ne cesse jamais de croire en lui-même.
À mes coéquipiers de la sélection, je tiens à adresser un mot tout particulier.
Merci pour chaque course, pour chaque accolade, pour chaque discussion, pour chaque silence avant d’entrer sur le terrain. Pour chaque victoire célébrée ensemble et pour chaque défaite qui nous a rendus plus forts.
J’ai eu le privilège d’être votre capitaine. Mais aucun capitaine ne marche seul, et vous faites partie intégrante de mon histoire.
À tous les entraîneurs, dirigeants, médecins, physiothérapeutes, intendants, membres du personnel et à toutes les personnes qui ont travaillé à mes côtés au fil de ces années, un grand merci.
Beaucoup d’entre vous ne sont jamais apparus sur les photographies. Pourtant, sans vous, aucune de ces images n’aurait été possible.
À ma famille, merci d’avoir partagé ce rêve avec moi. Merci d’avoir compris les absences, les sacrifices et les moments où la sélection a dû occuper une place qui vous appartenait également.
Si je suis allé si loin, c’est parce que nous avons toujours avancé main dans la main.
Aux Portugais, à tous les Portugais dispersés à travers le monde, je tiens à vous dire une dernière chose.
Il est une image que je porterai toujours avec moi : le moment où retentit l’hymne national.
Je regarde autour de moi, je vois mes coéquipiers, je vois les tribunes, je vois des enfants, des mères, des pères et des grands-parents, je vois des Portugais venus de si loin rien que pour être là.
Et pendant ces quelques minutes, nous cessons d’être différents.
Il n’y a plus de clubs, plus de couleurs, plus de classes sociales, plus de professions, plus d’opinions. Il n’y a qu’une seule et unique passion : le Portugal.
C’est ce sentiment que j’emporterai avec moi pour le reste de ma vie.
Aujourd’hui s’achève mon parcours sur le terrain avec l’équipe nationale. Je m’en vais la tête haute, fier du chemin accompli et conscient d’avoir tout donné pour le Portugal.
Mais je ne cesserai jamais d’être l’un d’entre vous. Je continuerai à souffrir, à vibrer et à célébrer chaque victoire du Portugal d’un grand « Sim ».
J’ai passé ma vie à travailler pour être le meilleur joueur du monde. Aujourd’hui, je réalise que ma plus belle victoire a été d’avoir mérité de représenter le plus beau pays du monde.
Merci pour ces 23 ans. Merci d’avoir cru en moi. Merci de m’avoir permis de vivre un rêve qui a commencé alors que je n’étais qu’un petit garçon à Madère, courant après un ballon.
Le maillot numéro 7 demeure, mais la fierté de l’avoir porté m’accompagnera pour l’éternité. Le Portugal vivra à jamais en moi.
À toujours. »
Un palmarès historique avec le Portugal
Au cours de ses 23 années en sélection, Cristiano Ronaldo a remporté trois trophées majeurs avec le Portugal et disputé quatre finales internationales.
Les trois trophées remportés
Euro 2016 (France) : victoire du Portugal face à la France (1-0 après prolongations).
Ligue des Nations 2018-2019 : victoire du Portugal face aux Pays-Bas (1-0).
Ligue des Nations 2024-2025 : victoire du Portugal face à l’Espagne (2-2, 5-3 aux tirs au but).
Avec ce départ, le football portugais tourne une page majeure de son histoire, marquée par les records, les titres et les exploits de l’un des plus grands joueurs de sa génération.
Siddy Koundara Diallo
Pour Africaguinee.com
Créé le 5 novembre 2026 11:24Nous vous proposons aussi
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