Marc Fonbaustier, ambassadeur de France en Guinée : « j’ai pris des risques qui m’ont valu parfois des critiques blessantes… »

CONAKRY-Alors qu’il s’exprimait samedi 13 juillet 2024, lors d’un dîner qu’il a offert à un gotha d’invités selecte, à l’occasion de la fête nationale de son pays, l’ambassadeur de France en Guinée, Marc FONBAUSTIER, a fait quelques confidences. Le diplomate français dit avoir essuyé dans ses fonctions d’ambassadeur en Guinée, des critiques personnelles et parfois blessantes pour lui et ses proches. Le successeur de Jean-Marc GROSGURIN, dit toutefois qu’il ne garde aucun regret, ni remord ou rancune, car il croit au pardon.

« Comme ambassadeur (en Guinée), j’ai été exposé. C’est la fonction qui le veut. Je suis engagé, j’ai pris des risques, cela m’a valu parfois des critiques personnelles et peu blessantes pour moi et mes proches. Au total, finalement je n’en conçois ni regret, ni remord et ni rancune. D’abord, parce que je suis croyant, je crois au pardon. Le pardon nous apporte la paix de l’âme. Ensuite, parce que les critiques ont été bien peu nombreuses en quatre ans, rapportées à la somme des soutiens, d’estime et de sympathie que j’ai reçu de vous et du peuple de Guinée. Le plus important, enfin, ce sont les relations d’Etat, bien plus que les personnes. Les personnes passent, les États restent », a déclaré l’ambassadeur Marc FONBAUSTIER, devant un parterre d’invités.

Après quatre ans en Guinée, le diplomate qui va bientôt quitter Conakry dit qu’il s’en va avec la conviction d’avoir fait le mieux qu’il pouvait. Il formule aussi le vœu que la transition en cours se temine bien. « Je pars avec l’espoir que ce que nous avons fait aura été positif et avec le souhait que cette transition se termine bien », a-t-il lancé.

Alors que l’influence de son pays s’érode en Afrique de l’Ouest, notamment dans les États francophones, le diplomate soutient que la France est très exposée dans cette région qui connait des tumultes politiques.

« La Guinée n’échappe pas à cette réalité. Qu’elle agisse ou qu’elle ne fasse rien, la France est plus regardée que d’autres, plus observée, plus suivie et parfois plus critiquée. C’est que la France, est peut-être moins étrangère aux pays de la sous-région que d’autres. Sans doute en raison de l’histoire et de son engagement global sur le continent à 360 degrés, mais assurément aussi en raison de la francophonie qui tisse entre nous des liens insécables et ambivalents », a-t-il martelé.

A suivre !

Boubacar 1 DIALLO

Pour Africaguinee.com

Créé le 14 juillet 2024 17:32

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