Libre circulation en Afrique : Plaidoyer de Chérif Abdallah pour la suppression des visas
La dynamique de facilitation de la mobilité intra-africaine poursuit sa progression, portée par plusieurs États qui ont choisi de supprimer totalement les exigences de visa pour les citoyens africains.
Ces pays figurent parmi les plus avancés en matière de libéralisation des conditions d’entrée sur le continent pour toutes les nationalités africaines (tunisiennes, algériennes, marocaines…), avec des politiques visant à faciliter la circulation des personnes, notamment pour des motifs touristiques, économiques et d’intégration régionale.
Cette mesure traduit la volonté constante des plus hautes autorités de promouvoir l’intégration africaine, de renforcer la libre circulation des personnes et des biens, et de favoriser une coopération accrue entre les États et les peuples du continent
Les pays ayant franchi le pas de l’exemption totale : Bénin (depuis 2020), Gambie, Rwanda, Seychelles, Ghana, Togo, Congo-Brazzaville, Tchad et l’Egypte (effectif en 2027) — soit six à sept États sur 54.
Ce mouvement s’inscrit dans un cadre continental plus large : l’Agenda 2063 de l’Union africaine, le projet de passeport africain, et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le commerce intra-africain ne représente qu’environ 15 à 18 % du commerce total du continent, un retard que la Banque africaine de développement et la Commission économique pour l’Afrique lient directement aux contraintes de circulation.
GOHA International salue avec satisfaction la dynamique désormais engagée par plusieurs États africains en faveur de la libre circulation des personnes sur le continent.
Ces avancées, loin d’être de simples gestes symboliques, traduisent une prise de conscience salutaire : l’intégration africaine ne saurait demeurer un slogan tant que les Africains eux-mêmes continuent de se heurter à des frontières plus difficiles à franchir entre eux qu’avec le reste du monde.
C’est pourquoi GOHA International, fidèle à son plaidoyer constant en faveur de la libre circulation des personnes et des investisseurs africains, appelle solennellement les États encore hésitants à s’inspirer de ces exemples et à franchir à leur tour le pas d’une ouverture réelle de leurs frontières à leurs frères et sœurs du continent. Aucune Afrique intégrée, prospère et souveraine ne pourra se construire tant que ses propres enfants demeureront étrangers les uns pour les autres sur leur propre sol.
Par Mohamed Chérif Abdallah
Président du GOHA International
Créé le 6 août 2026 08:10Nous vous proposons aussi
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