L’appel à l’aide de Sam Haba: « Un seul geste peut changer ma vie… »
N’ZÉRÉKORÉ – Depuis plus de six ans, le quotidien de Sam Haba, un élève de 23 ans originaire de N’Zérékoré, est un combat constant contre la douleur. Orphelin de père, il souffre d’une destruction de la tête du fémur, une pathologie qui l’empêche de marcher et l’a forcé à abandonner l’école. Son histoire est un cri de détresse pour obtenir l’aide nécessaire pour une opération qui pourrait lui rendre sa mobilité et son avenir.
Tout a commencé en 2018 par de simples douleurs à la hanche, qui se sont progressivement aggravées. Sam témoigne, le visage marqué par la souffrance : « Je ressentais seulement des petites douleurs au niveau de ma hanche… Mais au fil du temps, c’est devenu grave. » La situation s’est détériorée jusqu’à ce que l’un de ses pieds commence à maigrir et que sa hanche se déboîte constamment.

Après de nombreuses consultations dans plusieurs hôpitaux, de Nzérékoré à Kamsar, le diagnostic est sans appel : seule une opération de protection de hanche totale peut le soulager. Malheureusement, le coût estimé à 80 millions de francs guinéens est hors de portée pour sa famille.
Le calvaire de Sam Haba ne se limite pas à la douleur physique. Il est contraint de prendre des antidouleurs quotidiennement, les qualifiant de « nourriture quotidienne ». Cette souffrance a également mis un terme à son parcours scolaire. En 2022, alors qu’il était en classe de 10ᵉ année, il a dû abandonner ses études.

« Je ne pouvais plus aller à l’école en marchant », se lamente-t-il, expliquant le manque de moyens pour le transport et l’incapacité de se déplacer au sein de l’établissement. Il ne pouvait pas se déplacer, même pour se rendre aux toilettes ou pour se joindre aux révisions avec ses camarades.
À ses côtés, sa mère, Marie Beimy, se sent impuissante. Elle raconte : « Je suis dépassée de souci pour sa maladie. Le papa ne vit plus… Je me débrouille au marché pour vendre l’aubergine, le gombo. Il n’y a personne pour nous aider. »

Un appel à l’aide pour un « seul geste »
Aujourd’hui, l’espoir de Sam réside dans la générosité des autres. Il lance un appel pressant aux autorités, aux associations, aux ONG et à toute personne de bonne volonté pour l’aider à financer l’opération.
“Un petit geste pourra changer ma vie. Je ne demande pas de luxe. Je veux juste marcher correctement et construire un meilleur avenir”, implore-t-il.
Si vous souhaitez l’aider, vous pouvez contacter Sam Haba au +224 628 94 16 59 ou sa mère, Marie Beimy, au +224 626 69 96 30.

SAKOUVOGUI Paul Foromo
Correspondant Régional d’Africaguinee.com
En Guinée Forestière.
Créé le 31 août 2025 08:18









