Labé : L’ONFF renforce les capacités de 150 tisserands de la commune rurale de Popodara…

LABÉDans son élan d’aider les différents corps de métier à être de professionnels, l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnels (ONFPP) a renforcé les capacités de 150 jeunes évoluant dans le tissage du leppi, habit traditionnel, produits au Foutah. Ces tisserands pratiquaient ce métier sans connaître les normes ainsi que les dimensions conventionnelles pour produire un bon tissu. Des jours durant, ils ont acquis des connaissances qui leur permettront de valoriser leur travail et de le rendre plus solide.

« Cette formation dont 150 jeunes ont bénéficié est la réponse à une demande que nous avons adressée à l’ONFPP de nous aider à améliorer la pratique de notre de métier de tisserand à Popodara. Nous avons renforcé leur capacité sur le tissage du Leppi de Guinée qui est une qualité qui respecte les normes. Il y a beaucoup de tissage, mais celui du Leppi de guinée respecte des dimensions. La longueur c’est deux mètres, la largeur, c’est un mètre 30 centimes le maximum et le minimum un mètre 20. En plus, ils ont appris à faire un bon dessin. Le leppi de guinée est déjà labellisé. J’ai envoyé des nouveaux motifs que j’ai montrés aux tisserands et qu’ils n’avaient pas l’habitude de produire. L’ONFPP va délivrer des certificats aux bénéficiaires, je leur demande d’appliquer ce qu’ils ont appris lors de cette formation, de respecter les normes et continuer de travailler dans ce sens » lance le formateur, président du groupement représentatif Leppi de Guinée.

 

Comme tous les autres jeunes du village, Mamadou Saliou Diallo, a aussi fait le tissage du Leppi de Guinée. Il affirme avoir appris des nouvelles techniques pour faire son travail et mettre une meilleure qualité sur le marché pour avoir plus d’intérêt. Il compte pérenniser cet acquis.

« Nous sommes vraiment contents, c’est le bon travail que l’ONFPP nous demande de faire. Aujourd’hui quand vous regardez le travail que je suis en train d’exécuter, c’est ce travail que faisaient nos parents mais les nouveaux ne connaissent pas ces techniques. Si vous avez envoyé ces bons fils de tissage et un formateur pour nous donner les meilleures méthodes c’est pour que notre travail aille de l’avant pour l’intérêt de toute la nation guinéenne. Quand le tissu est bien fait il sera convoité même par l’étranger et cela sera un avantage pour les générations futures. Nous aussi nous aimons faire du bon travail pour valoriser le tissu local, pour que quand quelqu’un achète, il soit fier du travail.

Nous remercions fortement l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnel ONFPP.  Ce renforcement de capacité qu’elle vient de nous offrir, c’est quelque chose que nous avons longtemps cherché sans trouver. Dieu a fait que nous bénéficions de cette formation, c’est un soulagement pour nous les tisserands. De notre côté nous comptons mettre en pratique cet acquis et nous leur demandons plus d’appui. Sur notre travail nous avons eu quelques nouveautés pour faire désormais un travail de qualité, notamment les mesures à mettre au niveau de la longueur, de la largeur et de l’épaisseur. Avant ce n’était pas comme ça que nous travaillions, on faisait le travail sans respecter les règles, juste pour pouvoir vendre ».

Nouhou Dian Diallo, tisserand résidant à Sanama dans la sous-préfecture de Popodara est satisfait de cet appui venant de l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnelle. Il plaide pour une assistance dans l’acquisition de la matière première.

«L’ONFPP nous a apporté de nouvelles connaissances à travers ce renforcement des capacités pour que nous puissions valoriser ce tissu local Leppi et le vendre au-delà de nos frontières. Les tisserands de notre groupement sont outillés pour faire un travail de qualité grâce à cette formation. Ils nous ont montré comment rendre beau le tissu en lui donnant une bonne qualité. Nous plaidons auprès des autorités pour qu’elles nous accompagnent dans l’approvisionnement de la matière première. Les commerçants importent les fils à partir des pays voisins et nous achetons avec eux. Nous sommes des centaines à faire ce travail ici. Quand la matière première est en rupture sur le marché nous sommes obligés d’arrêter les activités et d’attendre les fils » fait -il remarquer.

Issa Diallo fils de tisserands, c’est avec ses parents qu’il a appris le métier qui lui permet aujourd’hui de satisfaire ses besoins. Il promet de faire tout son possible pour mettre une bonne qualité sur le marché.

« Nous aurons de grands avantages dans notre métier avec ce renforcement des capacités, nous avons appris comment faire un bon tissu Leppi avec des techniques simples. Désormais nos productions auront une qualité meilleure et elles seront convoitées sur le marché, les gens qui porteront ce tissu partout où ils iront les gens vont apprécier. Le formateur nous a montré comment donner la bonne forme au tissu, la longueur et la largeur à adopter. Nous remercions l’Office National de Formation et de Perfectionnement Professionnel pour cette assistance et nous leur demandons de nous accompagner davantage pour mettre sur le marché un bon produit »

Thierno Oumar Tounkara

Correspondant régional

Africaguinée.com à Labé

Créé le 25 novembre 2024 07:50

Nous vous proposons aussi

TAGS

étiquettes: