La solitude de Maman Hélène, dernière des Zawagui: « Je n’ai plus la force de continuer… «
CONAKRY – Le célèbre groupe “Les Zawagui (Les Jumelles)”, a enchanté le public guinéen au début des années 2000 avec le tube « Sowonigo ». Aujourd’hui, il est frappé par le deuil et la solitude. Après le décès de ses deux sœurs jumelles, Maman Hélène, la seule du trio, qui est encore en vie.
Elle a brisé le silence dans une interview exclusive accordé à Africaguinee.com. Dans cet entretien dont l’intégralité est à paraître très prochainement, elle exprime une détresse profonde et son incapacité à envisager l’avenir sans ses sœurs.
Résidant désormais à Kobaya, Maman Hélène a confié à notre rédaction son immense chagrin, partageant un sentiment de solitude quasi-dévastateur.
« Je me sens seule, et aujourd’hui je n’ai ni le courage ni la force de continuer », a-t-elle confié, traduisant l’immence sentiment de vide qu’elle ressent suite à la perte de ses deux complices musicales et de vie.

Le groupe dont les membres avaient découvert leur passion commune en tant que choristes à la paroisse de Macenta, a vu son destin basculer suite à la maladie. Maman Hélène revient avec amertume sur les circonstances qui ont mené au décès de ses sœurs.
La voix leader, Maman Valekeba, souffrait d’un problème cardiaque. La famille avait désespérément cherché à obtenir son évacuation pour des soins, mais s’était heurtée à des obstacles financiers insurmontables.
« On avait demandé son évacuation, mais malheureusement, même pour trouver 10 millions, c’était impossible, malgré les démarches jusqu’à la Présidence », révèle-t-elle.
Le cas de la deuxième sœur, Maman Blandine, était « presque le même ». Pour Maman Hélène, la question des soins est aujourd’hui un regret lancinant, d’autant plus qu’elle dispose désormais d’une couverture.
« Je regrette cela aujourd’hui. Si elles avaient eu la carte d’assurance plus tôt, peut-être qu’on aurait pu les sauver », a-t-elle affirmé.
Une séparation douloureuse
Dans leur langue Toma, le nom du groupe, Les Zawagui, signifiait littéralement « Les Triplées ». Ce nom témoignait de l’union fusionnelle et inséparable des trois sœurs depuis leur naissance.
« Nous étions des triplées, c’est pourquoi on nous appelait Les Zawagui dans notre langue Toma. Depuis notre naissance, nous ne nous étions jamais séparées », se remémore Maman Hélène.
Aujourd’hui, face à cette séparation brutale, elle se retrouve submergée par le vide. « Parfois, quand je m’assois et que je pense à mes deux sœurs jumelles, je pleure, car je ne peux rien faire sans elles », dit-elle.
L’interview complète de cette icône de la musique guinéenne, est à découvrir prochainement sur les colonnes d’Africaguinee.com.
Yayé Aicha Barry
Pour Africaguinee.com
Créé le 12 octobre 2025 15:08Nous vous proposons aussi
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