La Cedeao décide de maintenir les États de l’AES au sein de deux de ses institutions clefs
ABUJA- Les dirigeants de la CEDEAO ont entériné le maintien du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein de la BIDC (Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO) et du GIABA, en dépit du divorce intervenu en janvier 2025 .
Bien que changeant de statut pour devenir des membres « non-régionaux » ou « non-CEDEAO », ces trois États continueront de participer aux activités de ces institutions, sous réserve de respecter leurs engagements en matière de lutte contre le financement du terrorisme, a appris Africaguinee.com.
Les chefs d’État de la CEDEAO ont validé plusieurs résolutions concernant les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — afin de maintenir leur participation au sein de certaines institutions techniques et financières régionales.
Maintien au sein de la BIDC
La conférence des chefs d’État a officiellement approuvé la résolution du Conseil des gouverneurs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Celle-ci autorise les pays de l’AES à poursuivre leurs activités au sein de l’institution avec le statut de membres non-régionaux. Parallèlement, le bloc régional a décidé de maintenir à leurs postes le personnel de la Banque ressortissant de ces trois pays.
Intégration au GIABA comme membres non-CEDEAO
Concernant la lutte contre la criminalité financière, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont obtenu le statut de membres non-CEDEAO au sein du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA).
Cette décision repose sur l’engagement politique exprimé par ces États de se conformer aux obligations de l’organisme. Cet accord implique notamment :
- La correction des lacunes identifiées dans leurs cadres nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT/CPF).
- Une coopération totale avec les instances de contrôle.
- Le respect strict des dispositions statutaires du GIABA.
Ces mesures visent à préserver la stabilité technique et financière de la région tout en tenant compte de l’évolution des relations institutionnelles entre la CEDEAO et les pays de l’AES.
Africaguinee.com
Créé le 25 décembre 2025 09:13









