King Salaman sur l’incident de Mamou: « Dès qu’ils m’ont provoqué, ils se sont croisés avec des abeilles »

CONAKRY-Dans un entretien accordé à Africaguinee.com dont l’intégralité sera publiée ultérieurement, l’artiste King Salaman du Groupe les Banlieuz’Art est revenu sur un incident survenu à Mamou lors d’une manifestation en soutien aux autorités de la Transion. C’était en avril dernier. Souleymane Sow (son nom à l’état civil) était parmi les artistes invités pour égayer le public. Mais une fois sur le podium, on lui a intimé de “céder” le micro, sans ne plus revenir en scène. Cet incident avait suscité des réactions. Qu’est-ce qui s’était réellement passé ? King Salaman nous a donné sa version des faits. Explications!

Je ne débarque pas comme ça dans un événement et je prends le micro après tant d’années d’expérience. De plus, c’était un événement d’État, pas un concert. C’était un événement présidentiel. Cela fait des années que nous avons même arrêté de venir attendre dans les coulisses. Pour l’événement de Mamou, on nous a dit que c’était à 9 heures et qu’il fallait que j’annonce Banlieuz’art pour que je puisse partir. J’ai donc été annoncé.

Mais vous savez, j’appartiens à un groupe, même si ma plume m’appartient, ma carrière ne m’appartient pas. J’ai attendu plus de longues heures avant qu’on ne me dise : « King Salaman, habille-toi et on y va ». Quand je suis arrivé, ils m’ont annoncé sur scène alors que le général Amara devait faire son discours. Moi, j’étais là pour amuser et égayer le public et le général Amara pour tenir un discours. Ce n’était pas la même chose. On aurait dû attendre la fin du discours du général Amara pour dire : « King Salaman monte sur scène ».

Je ne suis pas monté pour arracher le micro à quelqu’un, on m’a annoncé, je suis monté et j’ai commencé à jouer. C’est à ce moment-là qu’on a coupé ma musique pour dire que le général Amara devait faire son discours.

Ce n’était un boycott de ma part. Ça ne passe pas avec moi. Je me prends pour qui pour dire que le général ne passe pas avant moi ? Je ne vais pas me mettre en duel avec le général Amara, que Dieu m’en garde ! On me coupe le micro en plein exercice de mes fonctions. Ils ont toujours essayé de me mettre du côté du feu… mais le « Koun faya koun » (expression coranique qui décrit la création divine, où Dieu, par sa volonté, crée toute chose instantanément) m’a montré que c’est de ce feu que jaillira mon eau potable et fraîche.

J’ai dit OK, je laisse le général tenir son discours et, dès qu’il a fini, on me dit que je ne joue plus. Ils ont continué avec la liste en appelant l’artiste suivant. Voilà l’histoire. Mais demandez aux gens de Mamou, dès qu’ils m’ont provoqué, ils se sont croisés avec des abeilles. Tout le monde sait que je sais jouer, tu m’as provoqué et te voilà en confrontation avec les abeilles. »

Nous y reviendrons!

Yayé Aicha Barry

Pour Africaguinee.com

Créé le 14 août 2025 14:44

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