Kankan: Les habitants de Bolosso désertent leur village après l’assassinat d’un enseignant…
KANKAN-C’est une situation inédite! Quelques jours après l’assassinat tragique de Mamadi Kourouma, Secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) de la préfecture de Kankan, un climat de peur et de tension s’est installé à Bolosso, village situé dans la sous-préfecture de Boula, région administrative de Kankan.
Selon nos informations, cet acte a provoqué un exode massif des populations locales. Les habitants de Bolosso ont fui en nombre pour se réfugier dans la sous-préfecture de Gbélema, une localité ivoirienne frontalière, relevant de la République sœur de Côte d’Ivoire.
Ils seraient environ 500 personnes, selon les autorités locales ivoiriennes, à avoir quitté précipitamment leurs maisons, abandonnant champs, biens et activités quotidiennes. La scène est désormais surréaliste : Bolosso est un village fantôme, vidé de ses âmes, plongé dans un silence pesant.

Contactée par notre correspondant régional basé dans la savane guinéenne, une autorité sous-préfectorale de Boula a confirmé la situation dramatique :
« Oui, les habitants de Bolosso ont tous fui la localité pour aller s’installer à Gbélema, en Côte d’Ivoire. Le village est totalement vide, aucun habitant n’y est resté », a confié la source, sous couvert d’anonymat.
À peine arrivés de l’autre côté de la frontière, les déplacés ont reçu un accueil d’urgence, a t on apppris. Des vivres et autres aides humanitaires leur ont été apportés, notamment par les autorités locales. Parmi ces réfugiés figure le président du district de Bolosso, selon nos sources.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités préfectorales, régionales ou judiciaires sur cette affaire.
Dossier à suivre !
Facély Sanoh
Pour Africaguinee.com
Créé le 23 juillet 2025 09:00Nous vous proposons aussi
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