Kankan : des acteurs de la société civile outillés sur le contrôle citoyen de l’action publique…
KANKAN-La « transparence » et la « redevabilité » dans la gestion des affaires publiques étaient au cœur d’un atelier de formation, organisé dans la région administrative de Kankan. Pendant plusieurs jours, des acteurs impliqués dans le processus de développement, venus des différentes régions administratives de la Guinée, ont pris part à cette session de renforcement des capacités axée sur le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP).
C’est la salle de formation de la Maison des Jeunes de Kankan qui a servi de cadre à cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du projet RECIFAT (Renforcement de l’Engagement Citoyen pour le Civisme Fiscal et l’Amélioration de la Transparence Budgétaire). Cet atelier, qui s’est déroulé du jeudi 30 janvier au samedi 1er février 2025, visait à renforcer les compétences des organisations de la société civile, des journalistes et des étudiants des régions de Kankan, Faranah et N’Zérékoré sur les mécanismes de contrôle de l’action publique.

Présidée par les autorités administratives de Kankan, la rencontre a connu la présence de plusieurs partenaires et structures engagées dans la promotion de la gouvernance participative, notamment l’ONG « Action Éducation » et « HERE-GUINÉE ».
Dans son intervention, Abass Condé, Responsable Administratif et Financier (RAF) de l’ONG HERE-GUINÉE, a mis en lumière l’importance de cette formation pour le renforcement de la démocratie locale et de la transparence dans la gestion publique.
« L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités des différents acteurs issus des régions de Kankan, Faranah et N’Zérékoré sur le contrôle citoyen de l’action publique. Les citoyens doivent être informés et formés afin de mieux exercer leur droit de regard sur les actions de l’État. Il est essentiel qu’ils puissent interpeller les autorités administratives sur la gestion des fonds publics, vérifier si les engagements pris sont effectivement respectés et à quel niveau d’exécution se situent les projets financés par l’État ou les partenaires techniques et financiers. En cas d’irrégularités, il est de leur devoir de signaler ces manquements et d’exiger des explications auprès des responsables concernés en attirant l’attention des bailleurs sur la question », a-t-il déclaré.

Au terme de la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des enseignements reçus et l’utilité des notions abordées. Aïssata Djoum, représentante de la société civile de Dabola, a souligné l’importance de cette initiative et s’est engagée à en faire un large écho dans sa communauté.
« À l’issue de cette formation, je vais faire un compte-rendu et vulgariser les connaissances acquises. La thématique du contrôle citoyen de l’action publique est un outil essentiel qui permet aux citoyens de surveiller et d’évaluer les actions des autorités locales et nationales. J’ai particulièrement appris l’importance de la veille citoyenne et du suivi des projets de développement. Mon engagement est de relayer ces informations et de sensibiliser davantage les populations sur ces thématiques essentielles », a-t-elle déclaré.
Présent à cet atelier de formation Djiba DONZO ex maire de Beyla , n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments de satisfaction et à inviter à élargir ce genre de formation.

L’atelier s’est achevé sur une note d’engagement collectif en faveur d’un contrôle citoyen plus effectif et d’une transparence accrue dans la gestion des affaires publiques. Les participants, désormais mieux outillés, sont appelés à jouer un rôle actif dans l’amélioration de la gouvernance locale en Guinée.
Grâce à cette formation, les acteurs de la société civile, les journalistes et les étudiants pourront non seulement mieux comprendre les mécanismes budgétaires et administratifs, mais aussi interpeller les autorités compétentes sur l’exécution des projets publics.
Avec ce type d’initiatives, la Guinée franchit un pas de plus vers une démocratie participative, où les citoyens ne sont plus de simples spectateurs, mais de véritables acteurs du changement et de la transparence.

Facély Sano
Pour Africaguinee.com
Créé le 2 février 2025 15:24Nous vous proposons aussi
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étiquettes: Kankan, Société civile









