« Je ne pouvais pas abandonner ces 118 élèves » : le récit d’un instituteur dans l’isolement à Gaoual

GAOUAL – Abdoul Karim Sow, originaire de Porédaka dans la préfecture de Mamou, exerce comme instituteur à Salli, village enclavé de la sous-préfecture de Touba, dans la préfecture de Gaoual. Devenu viral sur les réseaux sociaux après la publication d’une vidéo relatant les difficultés de son quotidien, cet enseignant contractuel communautaire a accepté de se confier à Africaguinee.com. Il revient sur les réalités auxquelles il est confronté, entre isolement, manque d’infrastructures et engagement en faveur de l’éducation des enfants des zones reculées. 

AFRICAGUINEE.COM : Qui est Abdoul Karim Sow ?

Abdoul Karim Sow est originaire de Porédaka, dans la préfecture de Mamou. Je suis instituteur de profession.

Où enseignez-vous ?

Cette année, j’ai été affecté dans la sous-préfecture de Touba, préfecture de Gaoual, plus précisément dans le village de Salli. C’est une localité très enclavée, connue notamment comme étant le village d’origine de la mère du professeur Alpha Amadou Bano Barry, ancien ministre de l’Éducation nationale.

Vous avez récemment publié une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, vous décrivez votre quotidien. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Cette année marquait ma treizième année d’enseignement dans le cadre des contrats communautaires. À plusieurs reprises, on m’a proposé de rester en ville, mais j’ai toujours préféré servir dans les zones où les besoins sont les plus importants. Je considère que tous les enfants, où qu’ils vivent, ont droit à l’éducation.

C’est un cousin qui avait enseigné dans cette localité en 2003 qui m’a parlé de Salli. Il m’a expliqué que les habitants avaient besoin d’enseignants et que beaucoup d’efforts restaient à faire pour la scolarisation des enfants. L’année précédente, j’enseignais à Téguréya, dans la préfecture de Mamou.

J’ai donc accepté de me rendre à Salli. Le voyage a été long : je suis passé par Kindia, Télimélé, Kakoni puis Touba avant d’arriver sur place. On m’avait dit que le village était accessible à moto et que le trajet n’était pas trop difficile. Mais une fois arrivé, j’ai découvert une tout autre réalité.

Je ne pouvais plus faire marche arrière, car c’est moi qui ai choisi ce métier. Il fallait assumer cette responsabilité. Le premier jour, nous avons mis plus de deux heures pour rejoindre le village. Les responsables de l’éducation étaient venus nous chercher à Touba dans l’après-midi, vers 15 heures. Nous ne sommes arrivés à destination qu’aux environs de 22 heures.

En découvrant les conditions de vie des habitants et les difficultés auxquelles ils sont confrontés, j’ai compris que ces populations avaient réellement besoin d’être accompagnées. Elles veulent scolariser leurs enfants, mais elles manquent de moyens et vivent dans un environnement particulièrement difficile.

Ce trajet, vous l’effectuez à moto ou entièrement à pied ?

De Touba jusqu’au pied de la colline qui mène à Salli, il est possible de se déplacer à moto. Pour une distance d’environ 5 à 7 kilomètres, le transport coûte entre 15 000 et 20 000 francs guinéens. Par contre, arrivé au pied de la colline, il faut continuer à pied. Aucun engin ne peut accéder au village.

Quelle distance parcourez-vous à pied pour rejoindre l’école ?

Je marche environ deux heures à un rythme normal. La distance, c’est entre 9 et 11 kilomètres, selon les estimations.

Et cela après avoir déjà payé le transport à moto ?

Oui. Le trajet à moto ne couvre que la partie praticable. Pour le reste, tout dépend de votre endurance physique. Il faut marcher à travers des zones difficiles d’accès.

Combien d’élèves avez-vous sous votre responsabilité ?

J’ai 118 élèves répartis en quatre groupes pédagogiques. Normalement, je ne devais pas être seul dans cette école. Lorsque j’ai commencé les cours, le 27 octobre 2025, le directeur sous-préfectoral de l’Éducation m’avait informé qu’un directeur avait été affecté sur place, mais qu’il devait d’abord s’occuper d’un enfant malade.

Il est finalement arrivé le 12 décembre, mais il a quitté l’école le 23 décembre de la même année en évoquant des raisons familiales. Par la suite, il a entrepris des démarches pour être rapproché de sa localité d’origine, à Malanta, dans la préfecture de Gaoual.

C’est en janvier, lorsque nous préparions l’identification des élèves de sixième année, que j’ai appris qu’il avait effectivement été muté à Malanta. Je me suis donc retrouvé seul à gérer les quatre groupes pédagogiques, comme je l’avais déjà fait entre octobre et janvier.

On m’avait promis l’affectation d’un autre enseignant, mais personne n’est venu. Je ne pouvais pas abandonner ces 118 élèves.

Vous êtes actuellement à Conakry. Est-ce dans le cadre des congés de fin d’année scolaire ?

Oui, mais il faut préciser que même pendant les congés de décembre, je n’avais pas quitté mon poste.

Étant contractuel communautaire, je ne pouvais pas me permettre de dépenser près de 500 000 francs pour aller à Porédaka. J’ai préféré envoyer cet argent à ma famille et poursuivre les cours. J’avais quatre groupes pédagogiques à gérer alors que d’autres enseignants n’en ont qu’un ou deux. Je ne voulais pas perdre davantage de temps.

Vous êtes donc enseignant contractuel communautaire et non fonctionnaire de l’État ?

Exactement. Je ne suis pas pris en charge par l’État.

Le 23 février 2023, j’avais même abandonné l’enseignement pour me rendre en Guinée-Bissau. Depuis l’arrivée du Général Mamadi Doumbouya au pouvoir, nous espérions être recrutés. Pendant cette période, les parents d’élèves ne pouvaient nous apporter qu’une aide symbolique, parfois de 1 000, 2 000 ou 5 000 francs, selon leurs moyens.

Entre 2021 et 2023, il n’y a eu ni concours ni recrutement nous concernant. Avec les charges familiales que j’avais, j’ai estimé qu’il n’était plus possible de continuer ainsi. J’ai donc quitté le pays pour chercher d’autres opportunités en Guinée-Bissau.

C’est là-bas que j’ai appris le lancement du concours pour le recrutement des 10 000 enseignants. Quelques mois plus tard, j’ai décidé de rentrer au pays. Je suis revenu en 2024, deux semaines avant la fête de Tabaski. Dès la rentrée scolaire, j’ai repris le chemin de l’école, d’abord à Téguéréya avant d’être affecté cette année à Salli.

Ce calvaire que vous décrivez, est-il votre quotidien ?

Oui, c’est une réalité quotidienne. Lorsqu’on enseigne à des enfants dans de telles conditions, on est constamment confronté à leurs difficultés. Imaginez un enfant qui reste à l’école jusqu’à midi sans avoir la possibilité de rentrer manger, simplement parce que les distances sont trop longues. En tant qu’enseignant, cela interpelle.

Je considère que les enfants ont des droits fondamentaux : le droit à l’éducation, à la santé, à la protection et à l’égalité des chances. Ils ne doivent pas être victimes de conditions qui compromettent leur avenir.

Pourquoi ne pas vous installer définitivement dans la localité ?

Beaucoup de personnes ont mal compris ma vidéo. En réalité, je réside dans le village, à proximité de l’école.

Le trajet que l’on voit dans la vidéo correspond aux déplacements que je suis obligé d’effectuer pour m’approvisionner. Chaque jeudi, un marché se tient dans la zone. Lorsque nous manquons de condiments ou d’autres produits de première nécessité, nous devons descendre jusqu’au marché.

Dans cette localité, il n’y a ni forage, ni point d’eau potable aménagé, ni poste de santé. Pour s’approvisionner en eau, les populations  se rendent généralement au marigot. Les conditions de vie sont très difficiles.

Souvent, lorsque je suis très occupé, notamment pendant les périodes d’évaluation, je fais des provisions pour  plusieurs semaines. Ce n’est donc pas un trajet que j’effectue tous les jours, mais je le fais généralement quatre à cinq fois par mois.

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire une vidéo sur cette situation et à la partager sur les réseaux sociaux ?

Au départ, ce n’était pas mon intention de réaliser une vidéo pour attirer l’attention.

Ce jour-là, alors que je descendais la colline, j’ai aperçu un groupe de singes ou de gorilles dans la forêt. Leurs cris m’ont vraiment impressionné. Je me suis retrouvé seul dans un environnement totalement isolé et j’ai eu peur.

À ce moment-là, j’ai pensé à ma famille que j’avais laissée derrière moi. Je me suis également rappelé que l’enseignant titulaire affecté dans cette école avait quitté les lieux et que je me retrouvais seul à assurer les cours.

J’ai alors décidé d’allumer mon téléphone et d’enregistrer quelques images. Je me suis dit que, s’il m’arrivait quelque chose, au moins mon appareil pourrait témoigner de l’endroit où je me trouvais.

En poursuivant mon chemin, j’ai croisé plusieurs enfants. Certains n’avaient même pas dix ans. Ils étaient partis très tôt le matin avec des paniers ou des sacs  de mangues sur la tête pour aller les vendre au marché.

La petite fille que l’on aperçoit dans la vidéo faisait partie de ce groupe. Cela montre que ce chemin est emprunté quotidiennement par les habitants, y compris les enfants.

Et les gorilles, j’espère qu’ils ne vous ont pas fait de mal ?

Là, votre survie dépend de votre vigilance. J’ai entendu leurs cris et je suis resté à distance. Ils ont traversé. Pour ne pas mentir, je n’ai pas entendu parler de menaces particulières.

Sauf qu’auparavant, les gorilles étaient venus dans un village pour emporter des choses. Cela remonte, je crois, à sept ou huit ans. Parfois, c’est l’homme qui se crée lui-même la peur.

Aujourd’hui, quel message avez-vous voulu transmettre en expliquant cela ?

La première des choses, c’est de montrer que parmi ceux que l’État recrute dans l’enseignement, certains ne méritent pas d’y être. Ils s’y infiltrent simplement pour maltraiter ou compromettre l’avenir des enfants. C’est à cause de telles situations que l’école guinéenne et l’éducation ont été bafouées. Il faut recruter les gens sur la base du mérite et non des affinités.

Il faut également rendre compte de la réalité sans la déformer. Cette école a été construite en 2012. J’ai appris qu’elle devait bénéficier d’un forage ou d’un puits, mais cela n’a jamais été réalisé.

J’ai retrouvé dans les archives que même un poteau Orange devait être installé sur place. Mais faute de personnes ressources pour défendre le projet, celui-ci a été réorienté.

Il a finalement été envoyé là où résident les cadres de la sous-préfecture. On m’a aussi expliqué comment l’école a été obtenue. Certains responsables du centre ne voulaient même pas du projet, prétextant qu’il n’existait pas de route praticable pour y accéder. Les habitants eux-mêmes auraient payé le déplacement depuis Touba, si je ne me trompe pas, à hauteur de cinq millions de francs guinéens.

En contournant Touba, en passant par Bourka puis par la tangente de Kagon, il faut monter jusqu’à Longoria avant de redescendre. C’est comme si l’on vous demandait de passer par Forécariah pour aller à Télimélé. Cela permet de comprendre à quel point l’accès est difficile. C’est pratiquement le seul chemin, presque inaccessible et très impraticable.

Les habitants m’ont raconté plusieurs situations où certaines personnes sont venues uniquement pour exploiter les enfants, les faire travailler dans les jardins ou faire des clôtures. J’ai été peiné de constater que certains n’ont ni conscience professionnelle ni respect de la déontologie de leur métier.

C’est ce qui m’a poussé à terminer les groupes pédagogiques, alors qu’il était convenu au départ qu’il s’agissait d’une seule classe.

Parfois, il faut agir ainsi pour que Dieu vous récompense. Tout ce que nous devons faire, faisons-le en ayant Dieu pour témoin.

Et ne cherchons pas toujours l’intérêt matériel.

Vous êtes marié ?

J’étais marié en 2016, l’année où j’ai été affecté à la 399ᵉ école, dans la préfecture de Mamou, au village de Tamagali. J’ai divorcé en 2020.

Vous êtes donc diplômé de l’ENI ?

Oui, en enseignement général, option B.

Les enfants que vous enseignez là-bas, comment percevez-vous leur motivation ? Et celle des parents également ?

Vous savez, il y a un adage qui dit que lorsqu’on appelle un forgeron dans une pharmacie, il allume le feu, parce qu’il pense toujours à son métier de forgeron.

Un vieux me disait qu’une personne illettrée est très proche de l’animal. Les parents, dans leur majorité, ne s’intéressent pas beaucoup à l’école. Pourquoi ? Parce qu’auparavant, d’autres enseignants sont passés par là. Ils ont été bien accueillis, bien traités.

Mais après leur départ, les habitants se sont rendu compte qu’ils avaient été trahis. Car on ne peut transmettre que ce que l’on sait. On ne peut partager que ses connaissances, ses capacités et ses compétences. Si l’on est peu formé, il est impossible de bien former les autres.

Lorsque je suis arrivé, j’ai constaté que les parents ne s’impliquent pas beaucoup. Malgré cela, ils restent attachés à leurs enfants.

Et au moment où je m’apprêtais à partir, un événement m’a profondément marqué et va rester gravé dans ma mémoire toute ma vie. Deux petites filles sont venues me voir et m’ont dit : « Monsieur Sow ». J’ai dit : « Oui ».

Elles m’ont alors dit : « Si vous regardez les actes de nos parents, vous allez nous abandonner, nous aussi. Le premier enseignant qui était venu ici s’appelait Monsieur Sow, il venait de Labé. Mais ce sont nos parents qui l’ont poussé à partir. Depuis son départ, nous n’avons jamais eu quelqu’un comme lui, jusqu’à votre arrivée. »

Ces paroles me marquent encore aujourd’hui. Malgré la distance, je n’oublie pas ces enfants ni leur droit à une éducation de qualité.

Malgré les difficultés que vous découvrez sur place, comptez-vous tout de même poursuivre l’aventure dans cette localité en enseignant ces enfants ?

Oui. Vous savez, ce n’est pas le milieu qui compte, c’est la mission et l’objectif. Quel que soit l’endroit où ils vivent, ces enfants ont droit à l’éducation. Que je sois engagé ou contractuel, cela importe peu. Certes, à la fin, certains engagements ne sont pas toujours respectés, mais parfois, ce n’est pas la fin qui compte. C’est l’amour que je porte à ces enfants qui m’intéresse avant tout.

Vous avez indiqué que cette localité serait liée à l’un des parents du professeur Alpha Amadou Bano Barry, ancien ministre de l’Éducation nationale. Le confirmez-vous ?

Je pèse mes mots. J’étais parti à la prière de vendredi. Après un match de CAN, je crois que Dr Bano avait accordé une interview à la RTG.

Pendant que je regardais cette émission et que je parlais du professeur, un jeune m’a demandé : « Monsieur, vous connaissez le professeur Bano ? »  J’avais entendu parler de lui et j’ai appris qu’il avait été ministre sous le régime d’Alpha Condé ; avais-je répondu

Il m’a alors montré une case située devant la mosquée et m’a dit : « Vous voyez cette case ? La maman du professeur Bano est originaire d’ici. » Je n’ai rien ajouté de plus.

Aujourd’hui, vous êtes face à la presse, en l’occurrence Africaguinee.com. Quel message souhaitez-vous adresser aux autorités, notamment au ministère de l’Éducation, au ministère de la Fonction publique, au gouvernement et au Président de la République ?

J’aimerais d’abord m’adresser au ministre de l’Éducation, Monsieur Alpha Bacar Barry. C’est le moment pour nous de prendre conscience que si nous occupons aujourd’hui des responsabilités dans ce pays, c’est parce que nous avons été formés. Il est donc de notre devoir de former à notre tour nos frères, nos enfants et nos petits-enfants.

Et nous devons les former encore mieux que nous ne l’avons été. Cela demande beaucoup de sacrifices physiques, moraux et financiers.

J’aimerais rappeler au ministre que j’ai passé treize ans en situation de classe. J’ai enseigné pendant cinq ans avant de revenir à l’ENI entre 2018 et 2020.

Il y a parmi ses collaborateurs l’actuel inspecteur régional de l’enseignement technique et professionnel de Kindia, Monsieur Abdoulaye Diallo de Niagara, qui m’a enseigné la linguistique. Il pourra témoigner de mon parcours. L’ancien directeur de l’ENI de Kindia, Monsieur Kaba, le pourra également.

Je voudrais simplement dire qu’au moment des recrutements, ceux qui ont des relations influentes sont souvent privilégiés. Quant à nous, qui ne disposons ni de soutiens financiers ni de personnes ressources, nous sommes souvent laissés de côté.

Malgré cela, je resterai toujours au service du peuple. Ce n’est pas la ville qui m’intéresse, mais les zones les plus reculées, celles que beaucoup ignorent alors que des êtres humains y vivent et ont les mêmes droits que les autres.

Je lance également un appel au Général Mamadi Doumbouya. Je lui exprime mon respect et ma gratitude pour son engagement contre la corruption, le favoritisme et l’hypocrisie.

J’aimerais aussi qu’il sache que dans la localité où j’enseigne, il n’existe ni forage ni poste de santé. Je me souviens notamment d’une femme qui a accouché de jumeaux. Le premier est né à 16 heures. Pour le second, il a fallu mobiliser des jeunes avec un hamac pour transporter la mère de Salli à Touba. Ils sont arrivés à Touba-centre vers 2 heures du matin, et c’est à ce moment-là que le deuxième jumeau est né.

Ce sont des réalités qui marquent profondément. Les habitants de ces localités vivent parfois dans des conditions extrêmement difficiles. Ils survivent plus qu’ils ne vivent.

Après la diffusion de votre vidéo, devenue virale, avez-vous reçu des retours positifs ?

Oui. Un frère originaire de Labé, qui travaille à Koundara et qui s’appelle Thierno Diafarou, m’a contacté et m’a apporté son soutien à travers un don.

Ensuite, une personne vivant aux États-Unis m’a conseillé de suivre une formation accélérée en agronomie. Il m’avait demandé quelle activité secondaire je souhaiterais exercer en dehors de l’enseignement. Je lui ai dit que mon rêve était de devenir agronome et cultivateur.

Il m’a proposé de me renseigner à Conakry pour une formation de deux mois. Il m’a assuré de son accompagnement, sans toutefois me faire de promesse. Il m’avait même offert un téléphone Samsung A16, que j’ai malheureusement perdu. J’ai signalé cette perte à la police, mais on m’a indiqué que les recherches pourraient prendre du temps.

J’ai également été contacté par un ressortissant de Kambaya vivant en Belgique. Il souhaitait mettre en place un projet, mais il a rencontré des difficultés financières. Il a néanmoins promis de m’aider à payer mon inscription, estimée à 300 000 francs guinéens. Si tout se passe bien, je suivrai cette formation dans trois mois.

Et les autorités dans tout cela ?

Aucune autorité ne m’a contacté jusqu’à présent.

Votre dernier mot pour conclure cette interview ?

Mon dernier message est simple : chacun doit fournir les efforts dont il est capable et venir en aide à ceux qui ont besoin de soutien. Nous devons tous assister notre prochain selon nos moyens.

Et dans le travail, il ne faut pas toujours courir derrière les avantages matériels. Il faut avant tout accorder de l’importance à l’être humain.

Je vous remercie. 

Entretien réalisé par Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

 

Créé le 3 juin 2026 12:46

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