« Il y avait des sorciers parmi nous »: Boubacar Yacine Diallo assène ses “vérités” sur la Presse…

CONAKRY – Ce mercredi 7 janvier 2026, à l’occasion de la présentation des vœux au siège de la HAC, le président de l’organe de régulation, a dressé un bilan positif du rôle des médias lors de l’élection présidentielle. Boubacar Yacine Diallo a fermement défendu la souveraineté de la presse locale face aux critiques de certaines organisations internationales.

Une élection « sans violence »

Selon Boubacar Yacine Diallo, le comportement des médias a été déterminant pour la stabilité du pays. « C’est la première fois qu’une élection a été organisée sans violence. […] Nous pouvons nous réjouir d’avoir contribué au maintien de la paix dans un pays qui était malheureusement cité à l’exemple comme un pays de violence, entaché de morts, de blessés et de dégâts matériels importants », a-t-il déclaré.

Il a adressé ses félicitations particulières aux médias publics et privés (audiovisuels, écrits et en ligne), notant qu’aucun journaliste n’a été convoqué devant l’organe de régulation durant toute la période électorale. Tout en encourageant la presse à conserver son rôle de contre-pouvoir, le président de la HAC a insisté sur l’équilibre nécessaire entre droits et devoirs.

« Une presse libre, c’est celle qui dénonce, mais c’est aussi celle qui reconnaît les bienfaits. Une presse libre est une presse responsable. La liberté s’accompagne de responsabilité et la presse guinéenne l’a prouvé », a-t-il martelé.

« La Guinée restera debout »

Le chef de l’organe de régulation s’en est pris aux rapports critiques émanant de l’étranger. « C’est une injure que certaines organisations internationales et certains médias internationaux nous font en disant qu’il n’y a plus de presse en Guinée. Quand j’entends cela, je suis frustré. […] Mais ils apprendront à leurs dépens que la Guinée, comme en 1958, restera debout et sa presse sera libre, indépendante et responsable. »

Boubacar Yacine Diallo s’est réjoui de l’assainissement intervenu au sein de la corporation. « Hier, nous ne pouvions pas mettre en place un organe d’autorégulation parce que nous étions mélangés. Il y avait des sorciers parmi nous. […] Heureusement qu’ils ne sont plus au sein de la presse que tout le monde respecte aujourd’hui », a-t-il martelé, appelant les professionnels à « garder le cap » pour les échéances futures, rappelant que chaque journaliste est « d’abord citoyen ».

A suivre!

Dansa Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 7 janvier 2026 21:21

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