« Il s’agit d’une attaque préméditée » : L’AES met en garde les ‘’réseaux de soutiens étrangers’’ après l’assaut contre l’aéroport de Niamey
OUAGADOUGOU – La Confédération des États du Sahel (AES) a réagi avec fermeté suite à l’attaque ayant ciblé, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, la base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Pour le bloc régional composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, cet assaut est sans équivoque : il s’agit d’une « attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ».
La Confédération a condamné avec la « plus grande fermeté ces actes lâches, barbares et indiscriminés ». L’organisation souligne que cette agression ne vise pas seulement un État membre, mais constitue une attaque contre « la sécurité collective, la stabilité régionale et les efforts communs de paix et de développement déployés par les peuples sahéliens ».
L’ombre de « sponsors étatiques étrangers »
Le document, signé par le président en exercice de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, soutient que ces violences ne sont pas des actes isolés. Selon la Confédération, elles s’inscrivent dans « une stratégie de déstabilisation nourrie et entretenue par des réseaux de soutiens multiformes, y compris des appuis directs ou indirects, notamment des sponsors étatiques étrangers, dont la responsabilité morale et politique est pleinement engagée ».

Si la note du capitaine Ibrahim Traoré, publiée ce 31 janvier 2026, reste évasive sur l’identité de ces acteurs, elle fait cependant écho aux déclarations de son homologue nigérien le Général Abdourahmane Tiani qui, plus tôt, avait ouvertement accusé la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’avoir téléguidé les assaillants. Des accusations balayées d’un revers par Abidjan et Cotonou.
L’AES met en garde contre toute « complaisance, instrumentalisation ou soutien, sous quelque forme que ce soit, à ces entreprises criminelles ». L’organisation prévient que les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les « financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques », devront répondre de leurs actes.
Les États membres de la Confédération réaffirment que rien ne saurait entamer la détermination des peuples du Sahel à défendre leur souveraineté. Ils se disent plus que jamais « unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens ».
A suivre!
Africaguinee.com
Créé le 1 février 2026 08:26Nous vous proposons aussi
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