Hajj : Une cinquantaine de candidats bloqués à Conakry… « nous sommes inquiets »
CONAKRY-A six jours du début du Hajj 2024, une cinquantaine de candidats guinéens triment au Centre Islamique de Donka. Vêtus de leurs uniformes, ces pèlerins sont inquiets. La peur de ne pas pouvoir effectuer le voyage sur les lieux saints de l’islam hante ces fidèles qui caressent l’espoir d’accomplir le cinquième pilier de l’islam. Certains viennent de l’intérieur du pays.
« Nous sommes ici, il y a de cela trois jours, tous les convois sont partis. Nous sommes là, avec la peur au ventre, sans savoir si nous partirons ou pas. Pour le moment, on ne sait pas comment est notre situation. On nous a juste demandé de patienter. Les autorités ont promis qu’elles vont essayer de gérer notre situation. Tous nos passeports sont avec eux, on attend« , confie un candidat.

Cet autre candidat venu de la préfecture de Siguiri exprime les mêmes inquiétudes : « Personnellement, je suis venu de Siguiri. Depuis trois jours, je suis ici avec certains qui sont dans la même situation que moi. Et tout le groupe qui est là, nous sommes tous inscrits au compte de la présidence. C’est hier qu’ils ont retrouvé mon passeport biométrique. Mais certaines autorités d’ici viennent nous dire qu’ils sont en train de régler notre cas. Elles promettent que nous allons voyager avec le groupe des médecins et certains cadres qui doivent partir pour assister les pèlerins à la Mecque« .

Interrogé, Dr Édouard Sagno, directeur de cabinet du Secrétariat général des affaires religieuses a assuré qu’une solution est en train d’être trouvée pour convoyer ce groupe. Il déplore toutefois le comportement de certains.
« Il faut dire qu’il y a certains Guinéens qui sont injustes dans leur façon de faire. Un pèlerin, c’est quelqu’un dont le nom figure sur une liste et qui a un visa. Mais si tu n’as pas ton nom sur une liste et que tu n’as pas de visa, tu n’es pas un pèlerin. Il ne s’agit pas d’aller porter l’uniforme pour venir s’asseoir et fatiguer les gens. Nous avons déjà convoyé plus de 10 000 pèlerins. Il nous en reste une cinquantaine. Pour ceux-là, nous avons obtenu un vol additionnel. Donc, nous allons les faire partir avec cet ajout. Chaque année, nous avons des gens qui se comportent ainsi. En 2022 et en 2023 c’était pareil.

Ils viennent au dernier moment se mettre au centre là-bas et portent des habits comme s’ils étaient des pèlerins… si vous n’avez pas de visa, vous ne pouvez pas partir même si vous venez rester au centre islamique. Les 700 pèlerins de la présidence qui sont inscrits au nom de la présidence sont partis et le reste qu’on a sous la main, nous, on n’invente pas. C’est un quota qu’on donne à la présidence. C’est la liste que la présidence nous donne on émet les visas, c’est fini. La cinquantaine de pèlerins qui restent ici vont partir plus tard le lundi« , a-t-il dit.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Créé le 8 juin 2024 19:08Nous vous proposons aussi
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