Guinée : Le Gouvernement lance la 13ème édition du FIED…
CONAKRY-Le Gouvernement guinéen a ouvert ce lundi 28 octobre 2024, la 13ème édition du Forum International des Femmes Entreprenantes et Dynamiques (FIED). C’est le Premier ministre Amadou Oury Bah qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet évènement majeur chapeauté par le Ministère de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables (MPFEPV).
Durant trois jours (28 au 31 octobre 2024), d’intenses activités seront menées, avec en toile de fond des panels. L’opportunité sera offerte à des femmes entrepreneures championnes de partager leurs expériences, de mieux se faire connaître et davantage faire connaître leurs produits.
Mme Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République Centrafricaine, Mme Amina Pascille Longoh, Ministre D’Etat Tchadienne, Ministre de la Femme et de la Protection de la petite enfance, Mme Nasseneba Touré, Ministre ivoirienne de la femme, de la famille et de l’enfant et d’autres invitées de marque prennent part à ce rendez-vous de Conakry.

Selon la Ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, le Forum international des Femmes entreprenantes et dynamiques (FIED) est une messe continentale qui vise à élargir les réseaux et promouvoir un cadre d’échanges international et multisectoriel en faveur des femmes. Pour Charlotte Daffé, cette plateforme offre un espace de promotion de l’esprit entrepreneurial.
« Le FIED permettra surtout à des centaines de femmes jeunes débutantes d’avoir accès à des pistes d’investissement fiables. Le FIED est un moyen concret de soutenir et d’accompagner les femmes dans leurs projets et pourquoi pas, d’impulser de nouvelles idées de création chez les participantes. Gratuit et ouvert à tous, cet événement intéresse aussi bien les femmes portant un projet, créant ou ayant créé leur entreprise, que les étudiantes dont le projet professionnel inclut la piste de l’entrepreneuriat. Le format est adapté à notre société à travers des panels, des échanges et des distinctions », a expliqué Madame Charlotte Daffé.
Cet évènement sera ponctué par sept grands panels dans les prochaines 48h d’activités de cette 13ème édition du FIED. Selon Charlotte Daffé, aucun thème n’a été choisi au hasard.

« Les deux premiers traiteront respectivement de l’accès aux opportunités économiques et de la place si décisive des femmes rurales dans le développement économique des pays avec un accent particulier sur les défis des chaînes de valeur des filières de transformation. Le troisième thème qui met en valeur le slogan du FIED à savoir Partir de rien pour devenir quelqu’un permettra de débattre de la promotion de l’entrepreneuriat féminin via le coaching, le mentoring et les incubateurs. Quant au quatrième, il vend le programme référentiel de développement de la Guinée : il s’attache donc à décliner les enjeux du Simandou 2040 en faveur de la Guinéenne. Le cinquième et le sixième thème se pencheront tour à tour sur les avantages de la e-santé dans le contexte entrepreneurial des femmes ainsi que les implications positives de la recherche et l’innovation scientifique sur l’entrepreneuriat féminin. Le dernier thème se focalisera sur les grands enjeux de l’économie sociale et solidaire », a précisé la Ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables 
Ces panels qui rythmeront la vie de la 13ème édition du FIED seront modérés et animés par des professionnels et praticiens des différents domaines visés. Ils seront rehaussés de la participation active de cinq ministres de la République et de trois ministres invitées.
« En marge de ces panels, les schémas B-to-B, B-to-C, B-to-G et G -to-G serviront de cadre à d’utiles rencontres entre les entreprises naissantes, celles qui se sont stabilisées et les différents investisseurs. Enfin, un dîner de gala sera mis à profit pour distinguer 30 championnes qui portent haut les couleurs de l’entrepreneuriat féminin guinéen. Les secteurs à récompenser concernent aussi bien le textile, le BTP, le tourisme, l’agro-alimentaire que la recherche en passant par l’esthétique », a ajouté Charlotte Daffé.

De son côté, la fondatrice des « Femmes Entreprenantes et Dynamiques » a expliqué que le FIED est une plateforme multidimensionnelle pour l’autonomisation de la femme et le développement de l’Afrique. Pour Djelika Yao, le Forum International des Femmes Entreprenantes et Dynamiques (FIED) est non seulement une machine incontournable qui accompagne les politiques des gouvernements africains en matière d’entrepreneuriat des femmes vivant en milieu rural et urbain, mais aussi, une plateforme d’opportunités d’affaires pour les femmes africaines.
« Le FIED est composé de capitaines d’industrie, de cheffes d’entreprises, d’industrielles, de présidentes de fondations, d’ONG, de femmes agricultrices, d’expertes qui œuvrent chaque jour sans relâche pour le développement de leur pays. Nous sommes un réseau de femmes fortes et battantes, des champions nationales et internationales qui ont compris très tôt la nécessité de se rassembler sans concurrence pour prendre leur place dans l’autonomie de l’Afrique. Chaque année, nous nous réunissons dans un pays à la demande du gouvernement pour apporter notre contribution à travers des solutions concrètes aux problématiques socioéconomiques liées aux femmes. Nous sommes plus de 30 000 membres à travers le monde », a fait savoir Djelika Yao avant d’inviter les femmes à s’aimer et à travailler ensemble sans aucune jalousie pour atteindre leurs objectifs.

« Nous devons nous aimer et marcher ensemble. Certes, nous n’avons pas les mêmes visages ni les mêmes pieds, mais nous avons le cœur. Soyons unies, oublions la haine et la jalousie. Le monde a besoin de nous pour résoudre certains défis, nous devons donc nous rassembler, main dans la main, pour réussir cette mission. Nous avons du potentiel, nous sommes braves, et nous sommes capables de relever certains défis pour l’Afrique de demain. Montrons au monde ce que nous savons faire. C’est pourquoi je vous appelle à vous aimer et à vous armer de courage et de persévérance pour relever les défis de notre époque et de notre avenir », a lancé Djelika Yao.
Pour sa part, l’ancienne Présidente de la transition Centrafricaine (2014-2016) a, dans sa prise de parole, donné les raisons qui l’ont motivé à venir en Guinée pour participer à cette 13ème édition du FIED. Catherine Samba-Panza affirme qu’elle est venue à Conakry pour exprimer sa fraternelle solidarité aux femmes entreprenantes et dynamiques.
« À toutes les femmes actives de Guinée et d’ailleurs, qui mènent les combats quotidiens contre toutes sorte de difficultés et de précarités pour construire leur vie dans un monde en plein crise, je suis venue leur confirmer par l’exemple de mon propre parcours. On peut partir de rien et devenir quelqu’un. Avant d’avoir eu le privilège et lourde tâche de conduire la transition démocratique en République Centrafricaine, j’ai été et demeure une militante de la cause de la femme, non pas en opposition et en affrontement avec les hommes, mais comme partenaire et associée dans un processus de vouloir être ensemble. Ces hautes fonctions dans mon pays m’ont permis d’avoir une vraie vie de la situation de la femme en Afrique et de me convaincre au fil des rencontres, des conférences et des échanges que le destin de l’Afrique passe par la mutualisation des initiatives et des synergies d’actions afin d’atteindre définitivement le développement de notre continent avec l’implication effective des femmes à tous les niveaux », a fait savoir Madame Catherine Samba-Panza.

L’expérience Centrafricaine de la gestion politique de la transition de 2014 à 2016 a été pour elle un vrai défi mais, aussi un exemple de ce que le leadership féminin peut réellement dans un contexte particulièrement difficile de gouvernance, a-t-elle ajouté.
« Au plus fort de la crise dans mon pays, des femmes Guinéennes ont tremblé avec moi. Elles ont fait des prières pour moi. Au fond de leurs cœurs, elles craignaient que je ne tienne pas la route, et que je jette les figures des femmes africaines par terre. Mais dans les pires moments de découragement, je pensais à toutes les femmes africaines qui ont mis tant d’espoirs dans mon leadership féminin. Il me fallait tenir haut le flambeau de la femme leader africaine. Ainsi, contre vents et marrées, malgré les obstacles et les contraintes de tous genres, j’ai pu conduire un processus électoral qui a mis fin à la transition et qui a permis le retour à l’ordre constitutionnel et la mise en place des institutions républicaines », a indiqué l’ancienne Présidente de la transition Centrafricaine.
Oumar Bady Diallo
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 666 134 023
Créé le 28 octobre 2024 18:19Nous vous proposons aussi
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