Guinée : le DG de SAFRICAR parle des « avantages, enjeux et défis » de l’Assurance

CONAKRY — Le secteur de l’assurance, vital sous d’autres cieux pour la protection des familles et des entreprises, peine encore à s’imposer pleinement en Guinée. Pour lever le voile sur les enjeux et les défis, M. Théa Cécé, Directeur Général de la Société Africaine de Courtage d’Assurance et de Réassurance (SAFRICAR), a pris la parole lors de l’émission « Parlons travail » sur la RTG2. Il a partagé son expertise sur le rôle de l’assurance et des courtiers dans le pays.

Le rôle essentiel du courtier, un bouclier pour l’assuré

Créée en 2002, SAFRICAR se positionne comme un courtier en assurance, agissant comme un intermédiaire indispensable entre les clients et les compagnies d’assurance. « Notre travail, c’est d’abord de mettre les sociétés d’assurance en concurrence pour proposer l’offre la plus adaptée à nos clients », explique M. Cécé.

Contrairement aux compagnies d’assurance qui indemnisent les sinistres, les courtiers comme SAFRICAR jouent le rôle de conseillers. Après une étude approfondie des besoins, de l’activité et des revenus du client, le courtier contacte les assureurs pour obtenir les meilleures propositions. « Le plus important en assurance, c’est le suivi des contrats. Nous surveillons l’évolution du marché et alertons nos clients en cas de changements majeurs. Et en cas de sinistre, nous suivons le dossier jusqu’à ce que le client soit indemnisé », précise-t-il.

Gestion des sinistres, une procédure simple et rapide

M. Cécé a tenu à dissiper le mythe des procédures longues et complexes. Selon lui, une fois qu’un sinistre est déclaré, SAFRICAR dépêche immédiatement une équipe d’experts pour évaluer les dégâts et rassembler les documents nécessaires. Si le client accepte le rapport, le dédommagement peut être effectué en seulement 10 à 15 jours. En cas de désaccord sur le montant, la procédure peut prendre jusqu’à un mois.

Des services variés pour un besoin vital

SAFRICAR propose une large gamme de produits, de l’assurance automobile obligatoire à l’assurance multirisque industrielle, en passant par l’assurance maladie. M. Cécé a particulièrement mis l’accent sur l’importance de l’assurance pour protéger les biens des entreprises face à des catastrophes naturelles comme les inondations récentes.

L’un des défis majeurs est la faible pénétration de l’assurance-vie en Guinée. « Nous travaillons activement à la promotion de l’assurance vie, qui couvre la prévoyance décès, l’indemnité de fin de carrière et l’assurance retraite complémentaire, » a-t-il déclaré. Il a souligné que ces produits sont des piliers de la sécurité financière, garantissant un avenir pour les familles en cas de coup dur.

Défis et perspectives, faible culture de l’assurance et manque de revenus

Le faible taux de pénétration de l’assurance en Guinée, qui avoisine seulement 2 % selon M. Cécé, s’explique par deux facteurs principaux : le faible revenu de la population et le manque de culture de l’assurance. Certains hésitent à s’assurer, craignant des procédures lentes ou par simple méconnaissance.

M. Cécé a conclu par un appel vibrant aux travailleurs guinéens et aux entreprises. « L’assurance est une garantie de sécurité tant pour les personnes physiques que morales. Je les invite surtout à passer par SAFRICAR, car nous avons l’expérience et l’expertise qu’il faut en la matière. »

L’expertise des courtiers comme SAFRICAR est donc primordiale pour bâtir une relation de confiance et démocratiser le secteur de l’assurance en Guinée, un véritable enjeu pour le développement économique et social du pays.

Par Ibrahima Diallo

Créé le 28 août 2025 18:10

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