Guinée Business Forum (GBF): Coup d’envoi de la deuxième réunion du comité de pilotage
CONAKRY- « Un dialogue public-privé axé sur les résultats » ; c’est sous ce thème que les travaux de la deuxième réunion du comité de pilotage de Guinée Business Forum (GBF), ont été lancés ce vendredi 31 octobre 2025, dans un complexe hôtelier de Conakry. La rencontre est organisée par le ministère de l’Industrie et des PME, à travers la direction nationale de la promotion du secteur privé (DNSP) en partenariat avec le secteur privé guinéen.
Cette deuxième édition de Guinée Business Forum va être mise à profit par le gouvernement et le secteur privé pour procéder à la validation et le suivi de la mise en œuvre des réformes pour le Secteur Privé. Il va être question également pendant les travaux, de procéder à l’organisation logistique de la réunion du Comité de pilotage, l’identification et le suivi de la mise en œuvre des réformes, les délibérations et les résolutions du Comité de pilotage.

Ansoumane Kaba, président de la CGE-GUI et 2ème vice-président du GBF, a rappelé que six réformes prioritaires avaient été retenues à l’issue de la première réunion des membres. Il s’agit tout d’abord de la révision du Code des investissements, ensuite, de la mise en place du statut de l’entrepreneur, la création du guichet unique du foncier, la mise en place d’une école d’excellence de commerce, banque et assurance et la responsabilité sociétale (RSE).
« Les résultats démontrent la nécessité d’achever rapidement la mise en œuvre de ces réformes. Nous devons tout mettre en œuvre pour qu’avant la fin du premier trimestre 2026, au moins deux ou trois d’entre elles soient définitivement actées, notamment la finalisation du Code des investissements, le guichet unique du foncier et le livret du contribuable entrepreneur. Ce serait à la fois un signal fort d’encouragement et une source de remobilisation pour poursuivre nos efforts dans l’intérêt du secteur privé guinéen » a-t-il rassuré.

La Banque Centrale de République de Guinée, demeure pleinement engagée dans la préservation de la stabilité macroéconomique, condition essentielle au développement du secteur privé, fait savoir son gouverneur
« Notre institution poursuit la mise en œuvre d’une politique monétaire rigoureuse visant à maîtriser l’inflation, stabiliser nos taux de change et préserver la solidité du système financier. Ce sont des points qui ont fortement contribué à la note B+, attribuée par Standard & Poor’s à la Guinée. Ces efforts contribuent également à instaurer un climat de confiance propice aux investissements et à la compétitivité des entreprises guinéennes. Le rôle de la Banque Centrale est avant tout de garantir un environnement monétaire sain, favorable à l’expansion des activités productives. Au cours des dernières années, nous avons fortement baissé les taux d’intérêt. Le taux d’intérêt est passé de 12,5 % en 2020 à 9,75 % récemment, soit une baisse de 275 points de base« , a déclaré Karamo Kaba, gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée et 3ème vice-président de GBF.

Pour sa part, la ministre de l’Industrie et des PME, a expliqué que Guinea Business Forum est désormais bien plus qu’un espace de concertation. Il est une plateforme stratégique de co-construction, où se croisent les énergies, les expertises et les visions de tous les acteurs du développement national, indique Dre Diaka Sidibé, qui ajoute qu’il incarne aussi une volonté commune de bâtir un climat d’affaires compétitif, attractif et transparent, condition essentielle pour accélérer la diversification de économie guinéenne et stimuler l’investissement productif.
» Le GBF s’articule parfaitement avec les objectifs du programme Simandou 2040 remis il y a 3 jours au chef de l’Etat, dans lequel sur 65 milliards d’investissement, 45 milliards de dollars US sont à mobiliser grâce aux contours du secteur privé pour les premières vagues de projets. Depuis la première réunion du Comité de Pilotage en mai 2024, d’importants progrès ont été accomplis. Je voudrais en rappeler quelques jalons majeurs : la réactualisation de l’Arrêté portant création du GBF ; la mise à jour de l’Arrêté de nomination des membres du Comité de Pilotage ; la signature de l’Arrêté instituant le Comité Technique des Réformes du GBF ; et la tenue, du 20 au 25 août 2025, des travaux du Comité Technique des Réformes, articulés autour de six réformes prioritaires, validées lors de la première réunion du Comité de Pilotage« , a expliqué Dr Diaka Sidibé.

Cette deuxième réunion du comité permettra de faire le point sur l’état d’avancement des dites réformes, ajoute la ministre. « Ces réformes ne sont pas de simples intentions. Elles traduisent l’engagement ferme du Gouvernement à agir concrètement, à simplifier, moderniser et rendre plus performants les mécanismes d’appui au secteur privé. Elles visent à bâtir une économie nationale compétitive, portée par l’investissement productif, l’innovation, la formation et la responsabilité sociale. Mais la réussite de ces réformes dépend avant tout de notre capacité collective à travailler en synergie, à évaluer objectivement les résultats, à ajuster nos approches et à maintenir le cap sur l’impact concret de nos actions« , a enchaîné la Cheffe du département de l’industrie et des PME.

Transformer l’économie de la Guinée
Le Premier Ministre Amadou Oury Bah qui a présidé le lancement des travaux a insisté dans son discours sur l’importance du Secteur Privé dans la transformation économique de la Guinée. « Nous avons vécu pendant longtemps dans un environnement où l’État avait pris l’essentiel des activités dévolues à la production et même au commerce et à la distribution de manière générale. Nous allons progressivement revenir à un environnement où le secteur privé devra être l’élément qui accompagne la transformation économique« , a déclaré Amadou Oury Bah.

Il a affirmé aussi que parfois, le gouvernement doit être à côté du secteur privé pour accompagner son développement : « Nous avons dit que nous ne voulons pas que le programme Simandou 2040 soit dans une logique de la fatalité du pays ayant des ressources minières importantes. Comme vous le savez, rares sont les pays qui ont bâti le développement économique uniquement avec l’exploitation minière, surtout avec cette culture de rente qui n’a pas pu permettre l’émergence d’une dynamique d’industrialisation », a-t-il observé appelant à une conjugaison d’efforts pour l’émergence économique de la Guinée.

« L’avenir économique de notre pays repose sur notre capacité à conjuguer nos efforts. Le secteur privé doit être à la fois acteur, bénéficiaire et garant de la transformation nationale. L’État, pour sa part, continuera à jouer son rôle de facilitateur, de régulateur et d’accompagnateur du développement », a-t-il assuré.
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 1 novembre 2025 07:55Nous vous proposons aussi
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