Guinée : Amadou Damaro Camara « empêché » de quitter le pays ?

CONAKRY- L’ancien président de l’Assemblée nationale aurait été empêché de quitter le territoire national. L’honorable Amadou Damaro Camara aurait été bloqué à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger. L’incident se serait produit dans la soirée du samedi 8 novembre 2025, a appris Africaguinee.com auprès de sources concordantes.

Libéré le 28 octobre dernier, après avoir purgé trois ans et six mois de prison ferme pour détournement de deniers publics et corruption — une peine prononcée par la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) —, Amadou Damaro Camara serait toujours convalescent.

L’ancien président du Parlement de la 9ᵉ législature cherchait à se rendre à l’étranger pour y recevoir des soins médicaux. Arrivé à l’aéroport pour embarquer, il aurait rempli toutes les formalités avant d’être prié de descendre du Boeing à la dernière minute.

« Il était déjà dans l’avion, à bord d’Air France, lorsqu’un agent de police est venu lui demander de descendre. C’est ainsi que le scénario s’est déroulé. Il n’a donc pas voyagé sur ce vol », explique une source sécuritaire basée à l’aéroport.

Contacté par Africaguinee.com, l’ex-chef de file de la majorité présidentielle à la 8ᵉ législature n’a pas souhaité commenter l’incident : « Je n’ai aucun commentaire à faire à ce propos », a-t-il déclaré au téléphone d’un journaliste de notre rédaction, ce dimanche 9 novembre 2025.

Interrogé, maître Lancinet 3 Doumbouya, un des avocats de l’ex député n’a pas souhaité non plus commenter l’incident. Au sein du RPG Arc-en-ciel, certains responsables interrogés affirment ne pas être au courant.

« C’est vous qui m’apprenez cette nouvelle. Je n’en savais rien », a confié un membre du bureau politique de l’ancien parti au pouvoir.

Un autre cadre du RPG a toutefois évoqué une possible explication. Selon lui, l’empêchement de voyager pourrait être lié aux conditions de sa libération.

Faut-il rappeler que la libération de Damaro Camara était en effet conditionnée au paiement de certaines sommes, conformément à la décision de la Chambre d’appel de la CRIEF.

Selon cette décision, datée du 22 mai 2025, l’ex-président de l’Assemblée nationale avait été condamné à payer une amende de cinq millions de francs guinéens et un milliard de francs guinéens de dommages et intérêts à l’État.

Or, en septembre dernier, une source proche de l’ancien dignitaire laissait entendre qu’il ne disposerait pas des ressources nécessaires pour s’acquitter de ces montants. Pour l’heure, nous ne savons pas si ce montant a été payé ou pas avant sa sortie de prison. Ses avocats n’ayant pas accepter de s’exprimer sur les détails de sa libération

Dossier à suivre…

Aboubacar Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 9 novembre 2025 19:42

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