France : Le gouvernement de François Bayrou renversé…
Avec 364 voix contre 194, François Bayrou devient le premier chef de gouvernement de la Ve République à tomber sur un vote de confiance. Cette censure du gouvernement s’est déroulée dans un climat de colère sociale. Désormais, les scénarios d’après la chute occupent les esprits.
Peu après le vote à l’Assemblée nationale, ce 8 septembre, le président français Emmanuel Macron « prend acte » de la chute de François Bayrou et « nommera un nouveau Premier ministre dans les tous prochains jours », seloin l’Élysée.
Tous les regards sont tournés vers le président français Emmanuel Macron, de nouveau à la recherche d’un Premier ministre, le troisième depuis qu’aucune majorité ne s’est dégagée à l’Assemblée nationale après la dissolution, en juin 2024. Comme attendu depuis deux semaines, 364 députés, issus des rangs des oppositions allant de RN à LFI, ont voté contre la confiance au Premier ministre tandis que 194 parlementaires, issus des rangs de la coalition gouvernementale ont voté pour.
Les tractations pour remplacer François Bayrou sont déjà bien entamées, en raison de l’impératif du budget 2026. Une grande coalition est-elle possible ? Selon Richard Werly, correspondant en France pour le média suisse Blick, il faut une personnalité qui inspire la confiance.
Dans la course au successeur, le Parti Socialiste s’est placé au centre du jeu, son Premier secrétaire Olivier Faure se déclarant « prêt » pour Matignon.
Mais si Emmanuel Macron a demandé aux chefs du camp gouvernemental de « travailler » avec les socialistes, peu dans son entourage pensent qu’il nommera Olivier Faure, qui rejette l’idée d’un gouvernement « commun » avec des macronistes.
Et le patron des Républicains Bruno Retailleau a prévenu: « hors de question » d’accepter un Premier ministre socialiste.
Plus probable donc: la négociation d’un accord de non-censure par une personnalité de droite ou du centre.
« Il faut de la stabilité. Et le plus stable, c’est le socle commun qui dialogue avec les socialistes », estime un proche du président.
Plusieurs noms circulent pour Matignon : les ministres Sébastien Lecornu (Armées), Gérald Darmanin (Justice), Catherine Vautrin (Travail et Santé), Éric Lombard (Économie), le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, l’ancien chef de la diplomatie et ex-socialiste Jean-Yves Le Drian.
Le Rassemblement national (RN) pousse lui pour de nouvelles législatives anticipées, qu’il dit cette fois pouvoir gagner.
Marine Le Pen, qui connaîtra lundi la date de son procès en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés lui valant une inéligibilité, s’est dite prête à « sacrifier » son mandat de députée pour porter son parti à Matignon.
Mais si cette solution n’est pas privilégiée par le président, le député RN Jean-Philippe Tanguy a promis sur BFMTV de ne pas « censurer tout et n’importe quoi ». Tout en jugeant « extrêmement peu probable » qu’Emmanuel Macron « se rende compte qu’il s’est trompé depuis huit ans ».
La France Insoumise (LFI) réclame pour sa part la démission d’Emmanuel Macron ou sa destitution, ses députés devant déposer une motion en ce sens.
AFP
Créé le 8 septembre 2025 20:17Nous vous proposons aussi
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