Frais d’hospitalisation de Kassory: la mise au point de la Défense de l’ex Premier ministre

Dr Ibrahima Kassory Fofana, ancien premier ministre de Guinée

CONAKRY-La décision de justice tombée ce 05 mars 2026, accordant la liberté à l’ancien Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana, continue de faire débat. Alors que le ministère public affirme que ses soins auraient coûté des milliards Gnf à l’État, sa défense a fait une mise au point. Au micro d’un journaliste d’Africaguinee.com, Maître Sidiki Bérété souligne l’urgence d’une évacuation sanitaire et répond aux affirmations du Procureur concernant les frais médicaux.

Si la décision de mise en liberté provisoire constitue une avancée sur le plan juridique, la réalité est tout autre sur le plan médical. Pour le conseil de Dr Kassory Fofana, cette étape n’est qu’une victoire partielle face à l’état de santé préoccupant de son client, actuellement hospitalisé en soins intensifs.

Pour Maître Sidiki Bérété, la pathologie dont souffre Dr Kassory nécessiterait un plateau technique indisponible sur le territoire guinéen.

« Même libre, il ne peut pas rentrer à la maison, car il doit rester sous soins intensifs. Je demanderai toujours à la justice de dépasser cette liberté provisoire pour permettre à mon client de recevoir les soins nécessaires et d’obtenir une décision définitive. Même libre, il restera à l’hôpital, car la pathologie qu’il a développée ne peut pas être traitée correctement en Guinée », a déclaré l’avocat.

Dans ce contexte, la défense lance un appel direct aux autorités de la transition : « Nous demandons à l’État et à la justice d’aller dans le sens de l’apaisement et de permettre à Dr Kassory de se soigner. »

Frais d’hospitalisation, la mise au point de la défense

L’avocat recadre aussi le débat financier soulevé par le Ministère public. En réponse au Procureur qui évoquait la somme faramineuse de 15 milliards de francs guinéens (GNF) dépensés pour les soins de l’ancien Premier ministre, Me Bérété a tenu à rétablir les faits.

« Quand le Procureur parle des 15 milliards GNF dépensés, il faut rappeler que ces fonds sont logés à la Banque centrale. La facture mensuelle à la clinique n’a pas dépassé 30 à 40 millions GNF », a-t-il rectifié, avant d’ajouter : « Mais quel que soit le coût, surtout qu’il a été privé de sa liberté, il bénéficie désormais de toutes les garanties nécessaires. »

Un « verre à moitié plein »

« Pour nous, c’est un « verre à moitié plein » : notre priorité est qu’il soit évacué pour recevoir les soins. Pour l’instant, la liberté signifie essentiellement qu’il est libre tout en restant hospitalisé, et non qu’il peut rentrer à la maison », précise Maître Sidiki Bérété.

Oumar Bady Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 6 mars 2026 11:57

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