Explosion du dépôt pétrolier : Les recettes du budget de l’Etat baisseront de 446,11 milliards Gnf en 2024…
CONAKRY- L’explosion du principal dépôt pétrolier de Guinée aura des répercussions significatives sur les recettes du budget de l’Etat en 2024. Le Gouvernement prévoit une baisse drastique de 446,11 milliards Gnf.
L’annonce a été faite ce dimanche 31 décembre 2023, lors de l’examen et l’adoption du volet dépenses et du Projet de Loi de Finances initiales pour l’année 2024. (Image d’illustration, les ministres du Budget et des Finances, Lancinè Condé et Moussa Cissé)
Le document présenté est équilibré en recettes à plus de 37 mille milliards de francs guinéens contre 39 mille milliards pour le volet dépenses.
Selon la commission finances du Conseil national de la transition, le drame survenu au dépôt central de Kaloum, a eu un « impact » sur l’ensemble des aspects du budget tant sur le volet recettes que dépenses.
« En guise d’exemple, les recettes de la loi de finances 2024 ont connu une baisse de 446,11 Mds. Quant aux dépenses, elles ont été réévaluées à 37 682,58 Mds contre une prévision dans la Loi de Finances Rectificative 2023 de 37 249,45 Mds soit (+1,16%). Le déficit budgétaire rapporté au PIB est projeté à 3,81% en 2024 contre 3,86% en 2023, pour une norme sous régionale de 3% maximum. Le taux d’inflation en moyenne annuelle devrait se situer à 8,9% en 2024 contre 8,6% en 2023, pour une norme de taux d’inflation à un chiffre.
L’encours de la dette rapporté au PIB nominal se dégraderait en passant de 32,50% en 2023 pour s’établir à environ 38,50% en 2024, pour une norme maximale CEDEAO de 70%. Le ratio masse salariale sur recettes fiscales s’améliorerait en passant de 30,72% en 2023 à 34,44% en 2024, pour une norme de 35% maximum. Le taux de pression fiscale connaîtrait une amélioration en passant de 12,00% en 2023 à 13,25% en 2024, pour une norme minimale de 20%« , rapporte la commission finances du CNT.

S’agissant du ratio de la masse salariale, sa progression exponentielle pour 2024, bien que contenu et son poids dans le total du budget de l’Etat, passant de 30,72% en 2023 à 34,44% en 2024, commence à être « préoccupant », avertit le CNT.
Les dépenses d’investissement projetées, mettent en lumière l’importance accordée aux infrastructures routières et énergétiques, à l’agriculture, l’administration du territoire, l’enseignement supérieur et à la santé, pour une enveloppe cumulée de 8. 917 Mds de GNF, soit 64,54% du total desdites dépenses d’investissements.
Selon le constat des conseillers nationaux, il ressort qu’après examen du rapport d’exécution de la LFR2023, un faible niveau de paiement de la dette intérieure. Cela, malgré la liquidation à date de 800 Mds sur 1000 Mds prévus en LFI 2023 par la Direction nationale de la dette. Le trésor quant à lui, n’a pu payer que 400 Mds soit 50%.
A suivre…
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 1 janvier 2024 01:09









