Évacuation de Kassory et de Damaro : “Rien n’est négocié…”, précise la Présidence
CONAKRY– La présidence guinéenne, à travers son porte-parole a apporté de nouvelles précisions sur l’évacuation de deux anciens piliers du régime d’Alpha Condé.
Lors d’une conférence de presse tenue à Conakry, le ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence de la République, le Général Amara Camara, est revenu en détail sur l’évacuation sanitaire accordée en septembre dernier à deux figures majeures de l’ancien régime : l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Amadou Damaro Camara.
Face aux multiples réactions et interprétations suscitées par ces mesures accordées à titre exceptionnel, la présidence a clarifié la portée exacte de cette décision présidentielle.
Des évacuations motivées par des raisons exclusivement sanitaires
Dans sa déclaration, le Général Amara Camara a souligné que la décision d’autoriser le transfert de ces deux anciens hauts dignitaires vers des structures de soins appropriées repose uniquement sur des considérations médicales d’urgence :
« Le chef de l’État a pris deux décisions majeures en autorisant, à titre exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, l’évacuation de l’ancien Premier ministre Kassory Fofana ainsi que de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Monsieur Amadou Damaro Camara, vers des structures de soins appropriées, après que la dégradation de leur état de santé a été physiquement documentée », a expliqué M. Camara.
Ni grâce, ni amnistie : La justice suit son cours
Citant même les termes du chef de l’État, le porte-aprole de la présidence a martél que cet acte “n’est ni une amnistie, ni une grâce, et encore moins un arrangement”. Il précise que la justice guinéenne a instruit, jugé et condamné.
“Ces décisions restent entières. Rien n’est effacé, rien n’est révisé, rien n’est négocié. Nul n’est au-dessus de la loi, quelles qu’aient été ses fonctions », a-t-il précisé.
L’équilibre entre la fermeté de l’État et l’humanité
Le porte-parole de la Présidence rappelle qu’un État fort se doit aussi d’être juste et humain :
« Un État fort n’est pas un État sans cœur. Face à la souffrance humaine, la République ne détourne pas le regard. Le droit de se soigner est attaché à la personne humaine, quel que soit son passé ou son appartenance politique. En l’accordant à deux anciens hauts responsables, le chef de l’État démontre que la fermeté et l’humanité ne s’opposent pas, mais se complètent. C’est ce qu’il faut retenir de cette décision exceptionnelle ».
Africaguinee.com
Créé le 21 octobre 2026 10:57Nous vous proposons aussi
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