Espagne – Argentine : Qui montera sur le toit du monde ?
C’est le rendez-vous ultime, l’apothéose tant attendue de la planète football. Ce dimanche 19 juillet, le 104e et dernier match de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 propose une affiche royale en finale : l’Espagne, championne d’Europe en titre, défie l’Argentine, tenante du trophée et reine d’Amérique du Sud. Soixante ans après leur unique confrontation en phase finale de Coupe du Monde (victoire 2-1 de l’Albiceleste en 1966), les deux géants se retrouvent au sommet de leur art.
La Roja en pleine montée en puissance
Seize ans après son historique sacre de 2010 en Afrique du Sud, l’Espagne retrouve la finale du Mondial avec la certitude d’avoir atteint son pic de forme au meilleur moment. Si l’aventure a commencé timidement dans le Groupe H par un surprenant nul contre le Cap-Vert (0-0), les hommes de Luis de la Fuente ont rapidement rectifié le tir en écrasant l’Arabie saoudite (4-0) puis en dominant l’Uruguay (1-0).
Après avoir balayé l’Autriche en seizièmes (3-0), la Roja a fait preuve de caractère en s’en remettant à des buts tardifs et salvateurs de Mikel Merino pour écarter le Portugal (1-0) et la Belgique (2-1) – les Diables Rouges restant les seuls à avoir trompé la vigilance de la défense espagnole dans ce tournoi. En demi-finale, la démonstration face à la France (2-0) a fini de convaincre les sceptiques : une maîtrise collective absolue, des phases de possession étouffantes et un réalisme chirurgical.
« Je pense que le match de demain offrira un spectacle fantastique », a confié le sélectionneur Luis de la Fuente. « L’Argentine comme l’Espagne attaquent ce match avec la même idée : faire en sorte que la qualité et le talent l’emportent sur tout le reste. »
Pour le capitaine Rodri, le défi est immense : « Nous allons affronter ce qui est probablement l’adversaire le plus coriace, une équipe qui prouve avec une grande régularité qu’elle est la plus forte. »
L’Albiceleste et l’éternel Messi
Face aux certitudes espagnoles se dresse une Argentine au parcours épique et passionnant. Portés par un Lionel Messi stratosphérique – auteur de 8 buts dans ce tournoi pour porter son total historique à 21 réalisations en Coupe du Monde –, les tenants du titre ont survolé le Groupe J grâce à des succès contre l’Algérie (3-0, triplé de Messi), l’Autriche (2-0, doublé de Messi) et la Jordanie (3-1).
C’est lors des matchs à élimination directe que les hommes de Lionel Scaloni ont puisé dans leurs réserves héroïques. Un succès arraché en prolongation contre le Cap-Vert (3-2 ap) a précédé un huitième de finale d’anthologie face à l’Égypte, où l’Argentine, menée 2-0 à la 79e minute, a renversé la situation pour s’imposer (3-2).
En quart de finale, il a fallu une nouvelle prolongation et des éclairs de Julián Alvarez et Lautaro Martínez pour briser la résistance de la Suisse (3-1 ap). Enfin, en demi-finale, c’est encore en infériorité au tableau d’affichage face à l’Angleterre que l’Albiceleste a trouvé les ressources pour l’emporter (2-1) grâce à Enzo Fernández et Lautaro Martínez.
Quatre ans après le sacre légendaire de Doha face à la France, l’Argentine dispute la septième finale de son histoire avec la même fraîcheur psychologique. « Pour nous, jouer a toujours été quelque chose de naturel : prendre du plaisir, rivaliser avec les autres, parce que nous sommes un groupe de compétiteurs », a désamorcé le capitaine Lionel Messi.
Son gardien, Emiliano Martínez, se méfie toutefois du danger global de la Roja : « Ce n’est pas seulement Lamine [Yamal]. Ils disposent d’un groupe de très grande qualité. S’ils sont en finale, ce n’est pas un hasard. »
Le dernier antécédent marquant reste le cinglant 6-1 infligé par l’Espagne en amical en 2018 à Madrid, tandis que les retrouvailles prévues en février dernier lors de la Finalissima au Qatar avaient été annulées. C’est donc une explication de texte inédite et totale qui attend les observateurs.
Tactiquement, le duel au milieu de terrain s’annonce prometteur. Le bloc espagnol articulé autour du métronome Rodri et du percutant Dani Olmo cherchera à priver l’Argentine de ballons. En face, le trio Paredes-Mac Allister-Enzo Fernández aura pour mission de servir au mieux le duo d’attaque Messi-Alvarez, tout en contenant la fougue des ailes espagnoles.
Compositions probables :
- Espagne : Unai Simón – Pedro Porro, Aymeric Laporte, Pau Cubarsí, Marc Cucurella – Rodri, Fabián Ruiz – Lamine Yamal, Dani Olmo, Álex Baena – Mikel Oyarzabal.
- Argentine : Emiliano Martínez – Nahuel Molina, Cristian Romero, Lisandro Martínez, Nicolás Tagliafico – Leandro Paredes, Alexis Mac Allister, Enzo Fernández, Giuliano Simeone – Lionel Messi, Julián Alvarez.
A suivre!
Africaguinee.com
Créé le 19 juillet 2026 07:49Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Mondial 2026









