Environnement et ressources naturelles : La Guinée construit une banque d’une dizaine de projets de conservation et de développement durable avec l’appui de l’UICN 

CONAKRY- Le Ministère de l’environnement et du Développement Durable appuyé par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UINC) a tenu durant deux jours un atelier de réflexions et de travaux consacrés à l’identification d’une banque de projets prioritaires pour la conservation de la nature et la gestion durable des ressources naturelles en République de Guinée. 

L’objectif de cet atelier de deux jours était de discuter de priorités stratégiques nationales de la Guinée en matière de conservation de la nature découlant des priorités sectorielles et coconstruire une banque de projets structurants, alignés sur les orientations du Programme Simandou 2040, et les exigences de la gestion concertée des ressources naturelles et hydriques notamment transfrontalières. Plus spécifiquement, l’atelier visait à :

  • Identifier les axes d’intervention prioritaires pour la République de Guinée, en cohérence avec les domaines d’impact du GEF et en synergie avec les orientations stratégiques du programme Simandou 2040 ;
  • Constituer, avec l’ensemble des parties prenantes, une banque de projets structurée et valorisable dans le cadre du GEF et d’autres initiatives ou mécanismes de financement comme la Banque Mondiale, l’UE, etc ;
  • Élaborer une feuille de route opérationnelle destinée à capitaliser et à soutenir les acquis de l’atelier.

Durant ces deux jours, plusieurs thématiques étaient au centre des réflexions dont entre autres : 

  • Biodiversité et forêts : conservation et restauration des paysages ;
  • Climat et Solutions fondées sur la Nature : adaptation et atténuation ;
  • Eaux internationales et ressources partagées : gouvernance, coopération transfrontalière et sécurité hydrique ;
  • Dégradation des terres et agriculture durable : pratiques agroécologiques et restauration des jachères ;
  • Pollution et économie circulaire : gestion durable des déchets et innovation verte ;
  • Genre, inclusion et gouvernance : participation équitable et leadership féminin ;
  • Secteur privé et financements innovants : investissements verts et partenariats public-privé.

A la fin de ces deux jours, une banque d’une dizaine de projets identifiés a été constituée par les participants venus de plusieurs secteurs (publics et privés). Le Chef de cabinet du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, qui a président l’ouverture et la clôture de cet atelier a rappelé que la Guinée occupe une position écologique stratégique, en sa qualité de ‘‘Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest’’. 

« Les travaux de ces deux jours ont confirmé une réalité essentielle : la préservation de notre biodiversité, la lutte contre le changement climatique et la gestion de nos ressources hydriques ne peuvent plus être traitées de façon isolée. Les résultats issus de cet atelier démontrent, au contraire, la pertinence d’une approche intégrée et intersectorielle, sous la direction du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, en étroite synergie avec l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux », a expliqué Dr Diao Baldé. 

Il s’est aussi réjouis particulièrement des avancées concrètes réalisées durant ces deux jours d’atelier dont entre autres : 

  • L’identification claire des axes d’intervention prioritaires, en parfaite cohérence avec les domaines d’impact du prochain cycle du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) ; 
  • La structuration d’une banque de projets reflétant fidèlement les priorités nationales et les réalités territoriales ; 
  • Et l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle, destinée à assurer le suivi, la maturation et la mobilisation des financements nécessaires. 

« Ces acquis constituent désormais le socle stratégique sur lequel la Guinée s’appuiera pour renforcer son positionnement au sein des mécanismes internationaux de financement climatique », a fait savoir

Dr Diao Baldé

qui ajoute par la suite que les conclusions de cet atelier s’inscrivent pleinement dans la vision du Programme Simandou 2040, qui ambitionne de concilier transformation économique, justice sociale et durabilité environnementale. 

« Les conclusions de cet atelier font écho à l’engagement politique fort du Gouvernement, récemment illustré par l’initiative du Premier Ministre visant l’inscription du Massif du Foutah Djallon sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La banque de projets que vous venez d’esquisser sera le pont essentiel entre cette vision politique et l’action concrète sur le terrain. Je tiens à réaffirmer l’engagement du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable à piloter et coordonner ce processus. Nous veillerons à ce que vos conclusions soient capitalisées et intégrées dans nos futurs cadres nationaux de planification », a lancé Dr Diao Baldé. Il  a également formulé des remerciements à tous les acteurs qui ont accompagné l’organisation de cet atelier.  

« Je tiens également à exprimer notre profonde gratitude à l’UICN pour son appui technique précieux, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui soutiennent la Guinée vers un développement résilient et inclusif. Je formule le vœu que cet atelier ne soit pas une fin en soi, mais le point de départ d’une nouvelle dynamique. C’est pourquoi je vous invite à rester mobilisés et solidaires pour transformer ces orientations en résultats tangibles pour le bien-être des populations guinéennes », a-t-il salué. 

Pour sa part, le représentant pays de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) en Guinée a précisé que l’objectif de cet atelier était clair : identifier des projets capables de produire des impacts mesurables, durables et inclusifs, au service des populations et des territoires. 

Selon Richard Sagno, l’UICN demeure pleinement mobilisée pour accompagner le gouvernement guinéen dans son ambition de faire de la nature un pilier central de la prospérité, de la stabilité et du bien-être des populations. 

Richard Sagno, représentant de l’UICN

« Dans le cadre de cet atelier, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) se positionne comme un partenaire stratégique du Gouvernement guinéen, en appui au dialogue intersectoriel et à la structuration de priorités nationales cohérentes, bancables et alignées sur les mécanismes de financement internationaux, notamment le Fonds pour l’Environnement Mondial, au service des ambitions de développement durable de la Guinée », a fait savoir M. Richard Sagno. 

Poursuivant, il a rappelé l’enjeu des discussions de l’atelier et réaffirmé l’engagement de l’UICN d’accompagner la Guinée dans cette initiative.

 

« Au cours de ces deux journées de travaux, l’enjeu collectif était donc de définir des priorités nationales partagées, fondées sur des besoins des communautés, la biodiversité et sur les réalités territoriales, de construire une banque de projets structurée et valorisable auprès des partenaires techniques et financiers, de poser les bases d’une feuille de route opérationnelle garantissant le suivi et la mise en œuvre effective des résultats de l’atelier. 

L’UICN, aux côtés du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, s’engage à accompagner ce processus avec rigueur méthodologique et esprit de partenariat. La transition écologique de la Guinée ne peut se décréter. Elle se construit collectivement, à travers des choix stratégiques clairs, une coordination renforcée et des projets de qualité capables de concilier protection de la nature, la résilience climatique et le développement économique et social », a indiqué le représentant pays de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature UICN en Guinée. 

Oumar Bady Diallo 

Pour Africaguinee.com

Créé le 30 janvier 2026 16:40

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