Différends frontaliers: les enjeux du Sommet convoqué ce lundi par le Président Doumbouya
CONAKRY – Sous l’égide du dirigeant guinéen Mamadi Doumbouya, Conakry s’apprête à accueillir, ce lundi 16 mars, un sommet tripartite crucial de l’Union du Fleuve Mano (MRU).
Principal enjeu, la décrispation des tensions latentes aux frontières entre la Guinée et ses voisins de la Sierra Leone et du Libéria. La Côte d’Ivoire assistera aux débats en tant que pays témoin.
Ce sommet d’urgence intervient après une série d’incidents qui ont failli faire vaciller la stabilité régionale ces dernières semaines.
Des échauffourées à Koudaya
Le 22 février dernier, seize militaires sierra-léonais ont été appréhendés par les forces guinéennes après une incursion à Koudaya. Si la diplomatie a permis leur libération le 27 février suite à des discussions entre les émissaires de Julius Maada Bio et le gouvernement guinéen, le calme reste précaire.
Le front libérien
Début mars, de nouvelles frictions ont été signalées, cette fois à Kiéssènèye, à la frontière libérienne. L’extension du différend territorial au-delà du seul cas de la Sierra Leone a soulevé des inquiétudes. La Communuaté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a appelé au “calme”, annonçant l’envoie d’une mission pour contribuer à désamorcer ces crises.
Fermeté Conakry et main tendue diplomatique
A Conakry, le ton se veut à la fois ouvert au dialogue et intransigeant sur la souveraineté. Samedi 14 mars, lors d’une réunion stratégique à l’État-major général des armées, le chef de la diplomatie guinéenne a officialisé la tenue du sommet pour « aplanir les différends autour d’une table ».
Parallèlement, le Chef d’État-major général des armées a tenu à rassurer l’opinion nationale par un message de fermeté :
« L’armée ne va jamais faillir à sa mission de défense de l’intégrité du territoire. On fait la courtoisie, mais cela n’empêche qu’on fasse notre mission de défense. » Le Général Ibrahima Sory Bangoura, a appelé les populations civiles au calme, insistant sur le fait qu’« aucune portion de terrain » ne serait cédée.
Les enjeux du sommet
Le sommet de ce lundi devra répondre à une problématique complexe de délimitation territoriale héritée de l’histoire coloniale, mais exacerbée par des enjeux de contrôle de zones frontalières stratégiques. La Côte d’Ivoire, un autre État membre de la zone du Fleuve Mano, sera présente en tant que témoin.
Les tractations ont été intenses ces dernières heures. En prélude au sommet de demain, une rencontre a eu lieu ce dimanche à Conakry, regroupant les ministres des Affaires étrangères de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone. Avant ce tête-à-tête, l’état-major guinéen a transmis à la diplomatie guinéenne, les données techniques liées aux récents incidents survenu à Kiéssènèye.
Nous y reviendrons!
Focus Africaguinee.com
Créé le 15 mars 2026 19:58Nous vous proposons aussi
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