Affaire « détournements de fonds » en Guinée : Faudra-t-il désormais refuser les postes publics ?
Alors que la traque contre les délits économiques bat son plein, la systématisation des mandats de dépôt contre les anciens hauts commis de l’État interroge. Lutte anti-corruption légitime ou broyage médiatique ? Retour sur une procédure qui, faute de preuves palpables, condamne parfois l’image avant même le jugement.
La question paraît banale, voire bête. Mais à y voir clair, à observer de près la gestion publique de ces dernières années et la déchéance dans laquelle sont tombés d’anciens responsables, on est tenté de répondre par l’affirmative.
Comment comprendre que quasiment chaque responsable, une fois déchu, soit immédiatement placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale ? La lutte contre la délinquance économique, engagée ces dernières années, est louable. Très louable, même, quand on constate à quel point des fonctionnaires se sont enrichis sur le dos du contribuable, au point que, curieusement, les plus nantis du pays se trouvent dans l’administration. Pour autant, faut-il loger tout le monde dans la même enseigne ?
Des cadres ont été limogés, puis immédiatement écroués pour de présumés détournements de fonds publics. Pourtant, après des mois d’investigations, ils sont relâchés faute de preuves palpables. Pendant ce temps, leur image a pris un coup fatal. Ils sont désormais perçus par l’opinion comme des moutons ayant brouté la République. Ils sont condamnés à vivre avec ce fardeau. Leurs épouses et leurs enfants également.
Comment y remédier ?

Par Alpha Abdoulaye Diallo
Créé le 11 juillet 2026 11:38Nous vous proposons aussi
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