Dernière minute : Abdoul Sacko évacué à l’étranger…
CONAKRY-Les forces sociales de Guinée ont annoncé ce vendredi 11 avril 2025, l’évacuation d’Abdoul Sacko, coordinateur de ladite structure.
Dans une déclaration parvenue à Africaguinee.com à cet effet, la coordination de cette plateforme regroupant des organisations de la société civile a précisé que cette évacuation vise à fournir à M. Sacko des soins approfondis et spécialisés.
« Les Forces Sociales de Guinée informent l’opinion nationale et internationale qu’après sept (7) semaines de soins médicaux prodigués en Guinée suite à son enlèvement forcé, leur coordinateur, M. Abdoul Sacko, a été transféré à l’étranger pour des examens approfondis et des soins spécialisés », a annoncé la coordination des Forces Sociales de Guinée.
Dans leur déclaration, les forces sociales expriment leur reconnaissance envers toutes les personnes et entités qui, de près ou de loin, ont contribué à la prise en charge de M. Sacko.
Elles remercient aussi particulièrement les médecins, les avocats, le Barreau de Guinée, les organisations de défense des droits de l’Homme, les médias, les partenaires, ainsi que le peuple guinéen dans sa diversité, « pour leurs efforts inlassables visant à sauver la vie de leur coordinateur, victime de graves tortures pendant sa captivité ».
Les Forces Sociales de Guinée nourrissent l’espoir que, grâce aux soins médicaux qu’il recevra à l’étranger, les douleurs musculaires et articulaires persistantes seront traitées efficacement et qu’il pourra reprendre ses activités dans les meilleurs délais.
Abdoul Sacko a été enlevé chez lui à l’aube du mercredi 19 février 2025, par des hommes armés. Torturé, il a été abandonné dans un état critique près du camp 66 à Forécariah, selon ses avocats. Durant tout ce temps, il était en soins dans un centre hospitalier qui n’a jusque-là pas été dévoilé par ses proches.
Silence de l’Etat
Dans leur déclaration, les Forces Sociales de Guinée déplorent le « silence » de l’État, qui selon elles, n’a fait aucune communication officielle sur ce cas « tragique ». Elles considèrent ce silence comme un « manquement grave » de la part des autorités, face à cet « acte criminel » d’enlèvement forcé suivi de tortures et de traitements inhumains infligés à un citoyen.
« Le seul tort de M. Sacko est sa prise de position en faveur d’une gouvernance respectueuse des droits humains, des principes démocratiques et des libertés fondamentales. En vertu de la responsabilité de l’État à garantir la sécurité individuelle et collective des personnes ainsi que leurs biens, les Forces Sociales de Guinée soulignent l’inaction persistante des autorités face à cet enlèvement. Elles estiment que l’État guinéen, en omettant de prendre des mesures pour élucider cet acte criminel, porte une lourde part de responsabilité dans ce grave manquement à la sécurité publique », indiquent-elles.
Saisine de la justice internationale
Les Forces Sociales de Guinée annoncent que leurs avocats saisiront les juridictions supranationales pour que justice soit rendue. « Il est essentiel que l’État soit tenu responsable de son manquement dans ce dossier, et des actions légales seront entreprises à cet effet », pointent les Forces Sociales de Guinée, avant d’exprimer leur solidarité envers toutes les victimes d’enlèvements forcés et d’emprisonnements arbitraires.
La coordination de cette plateforme de la société civile appelle à une « prise de conscience collective » et à un engagement de tous les Guinéens afin de mettre fin à cette situation.
Dansa Camara DC
Pour Africaguinee.com
Créé le 11 avril 2025 18:41Nous vous proposons aussi
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