Culture : Comment la vision du Président Mamadi Doumbouya a redonné à la Guinée sa place de pôle culturel d’Afrique de l’Ouest (opinion)

LA GUINÉE RETROUVE

L’ÂME DE SA CULTURE

Il est des moments dans l’histoire d’une nation où un geste politique suffit à rouvrir les yeux d’un peuple sur lui-même. La Guinée vit un tel moment. Et ce moment s’appelle Mamadi Doumbouya.

Il existe une vérité que les chiffres du PIB ne disent jamais tout à fait : un peuple qui a rompu les fils avec sa propre culture est un peuple qui ne peut pas pleinement bâtir son avenir. Pendant trop longtemps, la Guinée — cette nation qui avait fait rayonner l’Afrique au lendemain des indépendances, qui avait offert au monde entier ses ballets légendaires, ses orchestres de renommée internationale, sa musique et ses griots — avait vu son secteur culturel relégué aux marges de la gouvernance. Un secteur que l’on honorait en paroles, mais que l’on négligeait en actes.

Depuis le 5 septembre 2021, quelque chose a changé. Quelque chose de profond, de structurel, d’irréversible. Sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, la culture guinéenne a retrouvé une place — une vraie place — dans la gouvernance nationale et dans les choix stratégiques de l’État.

Cet article est un hommage. C’est aussi, et surtout, une démonstration. Démonstration par les faits, par les chiffres, par les visages, par les sons et par les fêtes que quelque chose d’historique est en train de se passer en Guinée : la réconciliation d’un peuple avec ses racines et la réaffirmation de son génie propre face au monde.

I  —  LE TOURNANT

Quand l’État choisit la culture comme stratégie

La décision la plus révélatrice d’une vision politique n’est pas toujours celle que l’on crie le plus fort. Parfois, elle est architecturale. Elle tient à la place que l’on accorde à un secteur dans la planification nationale. Or, dans le programme Simandou 2040 — ce plan de transformation socio-économique de 200 milliards de dollars que le Président Doumbouya a voulu comme la matrice de l’émergence guinéenne — la culture ne figure pas en appendice. Elle figure dans le Pilier 2, aux côtés de l’éducation et du capital humain, doté d’une enveloppe de 49 milliards de dollars. Ce signal est immense.

Classer la culture dans le même pilier stratégique que l’éducation et le capital humain, c’est dire clairement : la culture n’est pas un luxe que l’on s’offre quand on est riche. C’est une infrastructure de la nation. C’est le sol sur lequel pousse tout le reste. C’est ce que le Président de la République a compris et traduit en actes concrets depuis le premier jour de sa gouvernance.

“La Guinée ne peut pas construire son avenir en tournant le dos à ce qu’elle est. Ce que nous sommes — notre musique, nos masques, nos langues, nos rites, notre mémoire — c’est la matière première de notre souveraineté.”

— Résonance de la vision présidentielle, incarnée dans Simandou 2040″

II  —  LES ACTES

Des réformes concrètes, des résultats mesurables

Les grands discours sur la culture abondent dans l’histoire des nations. Ce qui est rare, c’est la traduction en actes. Et c’est précisément là que la présidence de Mamadi Doumbouya se distingue par une cohérence remarquable entre la parole et l’action.

Derrière ces trois chiffres se lisent trois révolutions silencieuses. La police d’assurance des artistes — aujourd’hui opérationnelle pour deux mille (2 000) professionnels de la culture — est un acte de justice sociale sans précédent en Guinée. Pour la première fois, un artiste guinéen peut tomber malade, connaître un accident de vie, et ne pas basculer dans la précarité absolue. C’est l’État qui dit à ses créateurs : vous avez de la valeur, nous vous protégeons.

Le passage de deux (2) à onze (11) droits au Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA) est une réforme technique aux effets économiques considérables. Reconnaître davantage de types de droits — droits de représentation, de reproduction, de synchronisation, droits numériques — c’est ouvrir de nouvelles sources de revenus pour les créateurs et préparer la Guinée à l’économie créative du XXIe siècle.

Et puis il y a Syliphone. Ce catalogue — enregistrements historiques de l’ère Sékou Touré, ballets nationaux, orchestres régionaux, voix qui portaient la fierté d’un continent — était une mémoire en exil. Sa récupération est un acte politique de souveraineté culturelle. La Guinée reprend possession de son âme musicale.

III  —  LES FÊTES

La Guinée, capitale culturelle d’Afrique de l’Ouest

Il y a une dimension de la politique culturelle du Président Doumbouya que les tableaux Excel ne captent pas : la chaleur d’un peuple qui retrouve ses fêtes. Car aujourd’hui, chaque région de Guinée résonne. Chaque communauté célèbre. Et pour la première fois, le Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCTA) a subventionné l’ensemble de ces grands événements — une première absolue en République de Guinée.

Et au-delà de ces événements phares, une constellation de fêtes populaires irrigue l’ensemble du territoire : le Djagbè à Siguiri, le Doudoumba à Kouroussa, la Mamaya de Kissidougou, la Fête des Marres de Baro, le Dounki Forécariah… Ce déploiement simultané et coordonné sur l’ensemble du territoire n’a pas de précédent dans l’histoire de la Guinée indépendante.

IV  —  LES GESTES DU CŒUR

Ce que les caméras ne voient pas

Il faudrait pouvoir raconter les gestes discrets. Les appels passés à des artistes en difficulté. Les témoignages de soutien qui sont parvenus à des créateurs au moment où ils doutaient le plus. Le Président Doumbouya garde pour les artistes guinéens une tendresse qui ne passe pas toujours par les communiqués officiels.

Cette dimension humaine et intime de l’engagement présidentiel pour la culture mérite d’être soulignée parce qu’elle révèle quelque chose d’essentiel : ce n’est pas une politique de communication. C’est une conviction. Un homme qui croit, avec les tripes, que les artistes sont des bâtisseurs de nation autant que les ingénieurs et les soldats.

“La Guinée n’a pas seulement de l’or, de la bauxite et du fer dans son sous-sol. Elle a dans sa mémoire vivante des trésors que nul autre pays ne possède. Et ces trésors, nous avons le devoir de les honorer, de les transmettre et d’en faire une richesse pour tous.”

— Présence présidentielle à la 86ᵉ Mamaya de Kankan

V  —  L’ÉCONOMIE CRÉATIVE

De la célébration à la création de valeur

La politique culturelle du Président Doumbouya ne se limite pas aux festivals et aux fêtes. Elle s’articule aussi, de manière de plus en plus précise, avec une vision économique de la culture : faire du patrimoine guinéen une source de revenus durables pour les créateurs, les artisans et les entrepreneurs locaux.

Les concertations engagées sur les mécanismes de monétisation des contenus créatifs témoignent d’une approche moderne et souverainiste. L’enjeu est de s’assurer que quand un morceau de musique mandingue est écouté à Paris, à Montréal ou à Abidjan, son auteur guinéen en perçoit une juste rétribution.

Le FODAC — Fonds de Développement des Arts et de la Culture — constitue l’instrument d’appui à la structuration des projets culturels, traduisant le passage progressif d’une logique de subvention ponctuelle à une logique d’investissement stratégique dans les industries créatives.

À chaque spectacle, chaque festival, chaque événement culturel subventionné par le MCTA, l’artisanat est présent : villages artisanaux, stands des tisserands, des maroquiniers, des potiers, des sculpteurs. Ce n’est pas du folklore. C’est du commerce. C’est de l’emploi. C’est la construction patiente d’un tourisme culturel intégré où chaque visiteur repart avec un morceau de Guinée entre les mains.

VISION 2040 — TOURISME CULTUREL INTÉGRÉ

L’équation est claire : patrimoine classé UNESCO (Mont Nimba, Fouta-Djalon) + festivals vivants subventionnés + artisanat structuré et exportable + industries musicales et audiovisuelles émergentes = une Guinée qui attire les visiteurs, retient les investisseurs, et nourrit ses créateurs. C’est la Guinée économie de destination. Et c’est déjà en marche.

VI  —  LA RÉCONCILIATION

Un peuple qui se retrouve, des communautés qui dialoguent

Il y a quelque chose de profondément politique — au sens noble du terme — dans ce mouvement culturel qui traverse la Guinée. Ce n’est pas seulement un secteur économique qui se réveille. C’est une nation qui se réconcilie avec elle-même.

La Mamaya de Kankan qui invite Odienné : c’est la Guinée mandingue qui tend la main à la diaspora ivoirienne. Le Kania Soli en Basse Guinée : c’est la culture soussou qui dit au monde qu’elle est vivante et fière. Le Dounki Fouta à Labé : c’est la civilisation peule qui affirme sa place irremplaçable. Le Festival des Masques en Guinée forestière : c’est la forêt sacrée qui reprend voix.

Ces fêtes ne sont pas que des fêtes. Ce sont des actes de dialogue intercommunautaire. Dans un continent où les tensions ethniques ont tant fait de dégâts, la Guinée en train de danser ensemble — le Mandingue avec le Peul, le Soussou avec le Forestier, la Guinée avec sa diaspora — c’est une image de paix et d’unité que nulle rhétorique politique ne saurait égaler.

Les Guinéens de la diaspora, disséminés sur les cinq continents, assistent à ce réveil avec une émotion palpable. Ils partagent des vidéos de la Mamaya. Ils pleurent en entendant des airs retrouvés du catalogue Syliphone. Ils regardent leurs enfants nés à l’étranger s’intéresser soudainement à la Guinée. C’est la culture qui fait le travail que la politique ne peut pas faire seule : elle crée du désir d’appartenance.

La Guinée ne retrouve pas sa place, elle la reconquiert !

Dans les années 1960, la Guinée de Sékou Touré avait fait du ballet, de la musique et des arts l’ambassade vivante de l’Afrique noire. Des troupes guinéennes avaient ébloui Paris, Moscou, La Havane, Pékin… Le monde avait dit : voilà ce que l’Afrique sait faire. Puis vinrent les décennies de repli, de négligence et d’oubli.

Aujourd’hui, sous la vision du Président Mamadi Doumbouya, quelque chose de semblable — mais de plus structuré, de plus durable, de plus ancré dans la réalité économique du XXIe siècle — est en train de se bâtir. Ce n’est pas la nostalgie d’un âge d’or. C’est la construction lucide d’un avenir où la Guinée est fière de ce qu’elle est, et où le monde vient à elle pour découvrir.

Des artistes assurés. Des droits multipliés. Un catalogue retrouvé. Des festivals qui irriguent chaque région. Des infrastructures qui se dessinent. Des PME culturelles qui émergent. Des communautés qui dansent ensemble. Et au cœur de tout cela, la volonté politique d’un chef d’État qui croit, vraiment, que la culture est la première richesse de la Guinée.

Merci, Monsieur le Président. La Guinée se souviendra que c’est sous votre présidence qu’elle a retrouvé l’âme de sa culture.

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Créé le 3 juin 2026 07:49

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