Criminalité, drogue, prostitution à Conakry : Le Procureur Fallou Doumbouya annonce des « mesures draconiennes »…
CONAKRY – Le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry a relancé ce mardi 29 avril 2025, l’opération de démantèlement des zones criminogènes dans la capitale guinéenne.
Fallou Doumbouya affiche une détermination à endiguer -la grande criminalité, la prostitution, et le trafic de drogue-, des fléaux qui perturbent la quiétude des citoyens de la capitale. Il demande l’implication des populations.
« Que ceux qui ne sont prêts, c’est le moment de démissionner », a martelé le haut magistrat. Cette opération qui concerne l’ensemble des zones à risque des treize communes de Conakry, a été réactivée ce matin dans le quartier Yattayah, situé dans la commune de Sonfonia.

Le procureur général a supervisé de près l’intervention, menée en synergie avec les forces de défense et de sécurité (police et gendarmerie), la délégation spéciale de Sonfonia ainsi que la gouverneure de la ville. Cette action a permis le démantèlement de plusieurs foyers d’insécurité.
« On ne peut pas parler de développement, de paix, de tranquillité sans sécurité. Actuellement, Conakry est devenue, il faut le dire, une zone invivable pour certains », a souligné Fallou Doumbouya.

Le procureur s’est particulièrement attardé sur un fléau qu’il estime en pleine expansion en Guinée : la prostitution.
« Ce que nous déplorons souvent, c’est que cette prostitution se fait au vu et au su des autorités territoriales, des services de sécurité, des chefs de quartier, mais aussi des administrateurs de marchés, qui ont pourtant une mission de police administrative. Si la police administrative agissait en amont, la police judiciaire pourrait se reposer », a déclaré M. Doumbouya.
Selon lui, si les différents acteurs impliqués dans la prévention – autorités locales, services de sécurité, délégués spéciaux, administrateurs de marchés – agissent à temps, la charge de la police judiciaire sera considérablement allégée.
« Nous invitons les responsables territoriaux à agir en amont, afin que nous puissions éradiquer ce fléau qui gangrène notre société. Quand je parle de fléau, je fais également allusion à la drogue, qui accompagne souvent la prostitution », a-t-il insisté.
Pour Fallou Doumbouya, après le droit à la vie, vient celui à la sécurité. Et cette lutte, dit-il, doit être collective.
« On pourrait penser que l’insécurité est un problème de société. Mais il faut prendre conscience que nous avons une mission commune : lutter contre ce mal. Nous, au sein de la chaîne pénale – du parquet d’instance au parquet général – avons une volonté inébranlable et un engagement ferme à y mettre fin. Nous espérons que tous les autres acteurs conjugueront le même verbe que nous pour que nous puissions ensemble vaincre ce fléau », a promis le procureur général près la Cour d’appel de Conakry.

Cette opération de démantèlement des zones criminogènes a été lancée depuis décembre 2024 par le Parquet de la Cour d’appel de Conakry. Depuis, plusieurs quartiers de la capitale guinéenne ont été débarrassés des endroits autrefois jugés infréquentables à cause de l’insécurité qui y régnait.
Mamadou Yaya Bah
Pour Africaguinee.com
Nous vous proposons aussi
TAGS
étiquettes: Insécurité à Conakry









