Construction de logements sociaux à Tayaki : Le Directeur général de la SGCG rassure…

Dans la journée de ce vendredi, 28 janvier 2025, Elhadj Baïlo Sow, Directeur général de la Société de gestion et de construction (SGCG), a pris la parole pour rassurer ses partenaires et les citoyens de la continuité des travaux sur le chantier de construction des logements sociaux dans la zone de Tayaki, en périphérie de Conakry. Cette sortie médiatique fait suite aux rumeurs relatives à un éventuel arrêt des travaux sur le chantier de construction d’une nouvelle ville près de la capitale guinéenne, la Dream City.

La rumeur relative à l’arrêt des travaux de construction de la nouvelle ville à Tayaki est née de la tenue d’un procès opposant la Société de gestion et de construction guinéenne (SGCG) et la société Guinean Power Multi-services (GPMS). Devant la Cour suprême où l’affaire a été transportée la semaine dernière, il a été question d’examiner la requête aux fins de sursis à exécution contre l’arrêt numéro 669 du 24 décembre 2024, rendu par la cour d’appel de Conakry.

Dans son arrêt rendu ce vendredi, la SGCG est sortie victorieuse, dans une affaire qui n’a aucun rapport avec la Dream City, dont l’avenant pour la construction a été signée récemment par les plus hautes autorités de notre pays. Bref, la bataille judiciaire a été remportée haut la main par la SGCG. Au micro d’Africaguinee.com, le directeur général de la SGCG, a cependant apporté quelques précisions afin de lever le doute chez ses partenaires et ses clients.

« Ce qui s’est passé la semaine passée à la Cour suprême n’a rien à avoir avec le projet Dream City. C’est un projet qui concerne un peu le département de transport de la Société de gestion et de construction guinéenne. Au fait, lorsque notre usine est rentrée en production en 2023, on avait un ancien transporteur qui évoluait avec nous qui s’appelle Kabinet Diané. Ce dernier, on lui avait donné un contrat de transport de latérite de 2020 à 2022. Il nous a aidé dans ce sens. On n’a pas eu de difficultés avec lui. Lorsqu’on construisait notre usine, on lui a encore fait appel pour nous aider à transporter les équipements de l’usine. A ce niveau aussi, on n’a pas eu de problème. Lorsqu’il était question maintenant de transporter le clinker, on lui a fait un contrat. Mais dans ce contrat, il n’y avait pas d’exclusivité. Deuxième des choses, ce contrat ne concernait que la Société de gestion et de construction guinéenne et non Syli Ciment. Lors de l’arrivée du premier bateau, il n’y avait aucun camion. On a fait appel à deux transporteurs qui nous ont aidé à transporter la marchandise », a expliqué Elhadj Baïlo Sow.

Par ailleurs, monsieur Sow ajoute que lorsque le second bateau est arrivé, son partenaire lui avait promis d’envoyer des camions. Malheureusement, ce sont trois camions qu’ils ont envoyés. Parmi ces trois camions, deux ont été transportés, a souligné le patron de SGCG.

« Mais pour le troisième camion, tout ce qu’il a transporté, on n’a rien vu. A l’arrivée, il n’a jamais livré ces marchandises. Comme c’était un ancien transporteur, on a laissé tomber. On a cherché d’autres transporteurs avec qui on a évolué. Après deux mois, à notre fort étonnement, il nous a écrit, pour dire qu’il a un contrat d’exclusivité avec nous. Et que si on doit payer un autre transporteur, on doit obligatoirement passer par lui. On lui a adressé une lettre pour réclamer d’abord qu’un de ses camions n’a jamais transporté le clinker. Deuxième chose, il nous avait montré des numéros qui appartenaient à d’autres transporteurs, soi-disant qu’il en était le propriétaire. Donc on a compris qu’il évoluait dans du faux », a fait savoir le DG de la SGCG.

Comptes gelés

« Troisième chose, à notre fort étonnement, après deux mois, on a reçu une lettre disant qu’on était condamné à payer 8 milliards GNF. Nos comptes ont été gelés. Ils ont bloqué ce montant dans notre compte à Vista. On a pris un avocat. On est parti au tribunal de Commerce. Le compte a été libéré. En décembre, lorsqu’on a reçu nos investisseurs qui étaient venus dans le cadre de l’énergie, la banque nous a fait savoir aussi que notre compte a été saisi », a révélé le directeur général de la SGCG.
Le dossier a été envoyé à la Cour suprême pour demander le sursis à exécution de l’arrêt du tribunal de commerce, afin que ledit dossier soit transféré en Côte d’Ivoire, devant la cour d’arbitrage de l’OHADA.

Le délibéré de la Cour suprême

« Aujourd’hui, la Cour suprême a délibéré et à notre faveur. Ils nous ont donné le soutien pour que le dossier aille en Côte d’Ivoire. Donc, je rappelle à tout le monde, tout le public, tous nos clients, que ce problème n’a rien à voir avec Dream City. Les travaux de Dream City évoluent, il n’y a pas d’arrêt », a rassuré monsieur Sow.

Une arnaque

Le directeur général de la SGCG a révélé que son entreprise a fait visiblement face à une tentative d’arnaque. « Oui, c’est une arnaque pure et simple. Mais, je veux attirer l’attention des gens. Aujourd’hui, c’est qu’en Guinée il y a la justice… Ce qui s’est passé hier ne se passera pas aujourd’hui. Quand il y a des problèmes comme ça, il ne faut pas te laisser faire. Ce n’est pas parce qu’ils sont venus dans notre compte, bloquer cet argent qu’ils iront avec nous », a conclu Elhadj Baïlo Sow.

Il faut rappeler que la SGCG a bénéficié de l’Etat guinéen d’un contrat de 700 hectares pour la construction de la ville futuriste, le Dream City, à Sonfonia Tayaki pour la construction de logements sociaux. A date, les travaux évoluent normalement. L’ambition est de fournir une ville moderne et nouvelle aux citoyens de Conakry.

Dansa Camara (DC)

Pour Africaguinee.com

Créé le 1 mars 2025 11:59

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