Chris Aitchison, DG de SimFer : « nous sommes fiers d’avoir recruté environ 80 % de travailleurs guinéens… »

CONAKRY – « La première expédition depuis la mine de SimFer est prévue pour novembre 2025 », a annoncé ce vendredi 12 septembre Rio Tinto SimFer. Une étape majeure dans l’avancement du projet Simandou, porteur de nombreux espoirs pour l’économie nationale et les populations.

Mais une question demeure : que deviendront les milliers d’employés et de sous-traitants mobilisés pour la phase de construction du projet ? Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer, qui s’exprimait ce vendredi 12 septembre 2025 lors d’une conférence de presse s’est voulu rassurant.

« C’est une question très importante. La démobilisation représente sans doute l’un des plus grands défis auxquels font face tous les partenaires industriels impliqués dans la construction de Simandou. La main-d’œuvre mobilisée est considérable et indispensable pour réaliser un chantier de cette ampleur dans les délais », a expliqué ce haut responsable de Rio Tinto.

Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer

Il rappelle qu’il est typique, dans ce type de projets, de disposer d’une main-d’œuvre massive pendant la construction, puis de réduire les effectifs en phase opérationnelle.

« Chez SimFer, nous sommes particulièrement fiers d’avoir recruté environ 80 % de travailleurs guinéens, dont près de 70 % issus directement des communautés locales. L’enjeu, c’est de développer leurs compétences afin qu’ils puissent les réutiliser dans d’autres projets, ici ou ailleurs », souligne-t-il, admettant qu’il est difficile d’intégrer l’ensemble de cette main-d’œuvre dans la phase d’exploitation. C’est pourquoi, la société a déjà peaufiné une stratégie avec les autorités.

« Nous investissons dans la formation et l’acquisition de compétences transférables. En parallèle, nous travaillons avec le gouvernement et diverses agences pour identifier d’autres projets susceptibles d’absorber ces travailleurs, notamment dans le cadre des initiatives liées à Simandou 2040 », a précisé le Directeur Général.

Rio Tinto SimFer insiste sur la valorisation de ce capital humain. L’entreprise entend recenser les compétences acquises afin de faciliter leur réemploi dans d’autres projets. Un groupe de travail interministériel, incluant les partenaires industriels, a d’ailleurs été mis en place.

De gauche à droite, Aboubacar Koulibaly, Directeur Général de Rio Tinto Guinée, et Chris Aitchison, Directeur Général de SimFer

La semaine dernière, un atelier technique animé par le cabinet KPMG a permis de réfléchir aux meilleures stratégies pour réaffecter non seulement le personnel, mais aussi les équipements des sous-traitants. L’idée, selon Chris Aitchison, est de transformer la démobilisation en opportunité.

« Toutes les personnes qui ont travaillé avec nous ont acquis de nouvelles compétences. Certaines pourront rejoindre d’autres projets, d’autres se lancer à leur propre compte. Mon espoir est que plusieurs de ces travailleurs deviennent demain des entrepreneurs capables de créer de la valeur et de l’emploi », a poursuivi Chris Aitchison.

Enfin, il a insisté sur l’importance de soutenir les communautés : « Si des centaines de personnes perdent leur revenu du jour au lendemain, c’est toute la communauté qui en subit les conséquences. Notre objectif est donc d’accompagner cette transition afin qu’elle n’ait pas d’impact négatif sur le tissu social. »

À noter qu’en mai 2024, SimFer avait annoncé avoir créé 6 000 emplois, dont 85 % occupés par des Guinéens.

Nous y reviendrons !

Siddy Koundara Diallo

Pour Africaguinee.com

Créé le 12 septembre 2025 17:43

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