De découvertes macabres en cascade à Conakry : Un fait nouveau qui interpelle…

CONAKRY-Les découvertes macabres se multiplient à Conakry ! Depuis le début du mois d’octobre, pas un jour ne passe sans qu’on ne découvre un corps sans vie. Un fait tout à fait nouveau qui devrait interpeler les autorités.

Tenez-vous bien, en moins de 48heures, trois corps, tous des hommes, ont été découverts à Matoto, Madina et Gbessia. Ces découvertes en cascade viennent grossir la liste de découvertes similaires dans divers endroits de la capitale. les chiffres avoisinent la dizaine. Un détail intrigant : Ce sont des corps sans vie d’individus non identifiés qui décèdent le long des voies publiques.

Le dernier nouveau cas à date, c’est celui découvert ce mercredi 16 octobre 2024, Gbessia, dans la banlieue de Conakry. Il s’agit d’un homme non identifié pour le moment. La police technique et scientifique soulève des interrogations mais pense avoir des indices sur la cause de ce décès.

Après avoir examiné le corps superficiellement, nous n’avons constaté aucune trace de violence. Cependant, près de lui, nous avons trouvé des objets suspects. La victime portait aussi un sac à dos comme le cas d’hier. Dans le sac de cette victime, il y avait des boissons frelatées qu’on appelle communément Push.

Selon les riverains, la victime buvait cette boisson jusqu’aux environs de 8h. Nous avons donc ramassé toutes ces choses pour les envoyer avec nous, pour les passer au laboratoire. Les riverains affirment que le jeune était venu battre le pavé avec sa boisson en main, jusqu’à se coucher près de ce bar. Selon certains témoins, il buvait son alcool frelaté jusqu’à perdre toute force”, a expliqué le commissaire divisionnaire Mohamed N’Diaye, Directeur général de la police technique et scientifique.

Laye Saidou Millimouno, chef de quartier de Gbessia cité de l’air, a exprimé ses préoccupations face à cette étrange découverte. Il a par ailleurs tacitement indexé les boîtes de nuit et autres lieux d’approvisionnement en produits toxiques dans sa zone.

Les promoteurs de boîtes de nuit nous disent qu’on ne peut pas les dégager parce qu’ils paient des taxes. Je ne sais pas auprès de qui ils paient des taxes. Mais ils réclament même des droits…”, a déclaré le responsable local.

Dansa Camara DC 

Pour Africaguinee.com

Créé le 16 octobre 2024 13:00

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