Cas des médias : « Je suis très triste… », fulmine Sidya Touré

L'ancien Premier ministre guinéen, Sidya Touré

CONAKRY- L’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré se dit « triste » par rapport à la situation que traversent certains organes de presse. Le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR) rappelle que la libération des ondes est l’un des acquis démocratiques hérités de haute lutte sous le régime de feu Général Lansana Conté.

« Nous n’avions pas de presse à l’arrivée du pouvoir des militaires en 1984. Le premier qui à essayer de faire cela en publiant des lettres qu’il distribuait, c’était le doyen Bah Mamadou, parce qu’au lendemain de la révolution, personne ne savait comment faire. Il y a eu beaucoup de problèmes avec les militaires, mais on a fini par accepter les journaux. 

Ce qui manquait, c’était la presse orale, notamment les radios privées. Nous avons dû faire des manifestations en 2005, pour que le président Conté prenne un décret autorisant l’ouverture des radios privées. Quand on me dit aujourd’hui qu’on les ferme, je suis vraiment très triste », fulmine le leader de l’UFR.

Trois groupes de médias ont été victimes de restrictions ces dernières semaines en Guinée. Sur injonction de la Haute Autorité de la Communication (HAC), les diffuseurs Canal plus et Star Times ont retiré les télés et radios « Espace, Djoma, Évasion » de leur bouquet. L’organe de régulation a invoqué des raisons de sécurité nationale.

« C’est un moment malheureux », dénonce Sidya Touré. « Après que le président Conté ait autorisé la liberté de la presse orale, c’est malheureux que vraiment on vienne me dire qu’on fait tout aujourd’hui pour qu’il n’y ait plus de presse. Je crois qu’il faut abandonner ces genres d’idées », appelle le leader politique.

A suivre…

Dansa Camara

Pour Africaguinee.com

Créé le 17 décembre 2023 18:08

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